MOI)
(| Moderne, subst. roasc., se dit Des auteurs, dessavants, des artistes qui ont paru depuis la renais-sance des lettres et des arts. || À la moderne, loc. adv.Suivant la manière la plus récente.
MODERNER. v. a. t. d’architecture. Restaurer,pour de nouveaux usages et dans un goût moderne,un ancien édifice. || Moderne, ée. participe.
MODESTE, adj. des 2 genres, (lat. modestus, mo-deste.) Qui a de la modestie. C’est un homme mo-deste. Stibst., Faire le modeste. |j Modeste , Qui a dela retenue, de la modération, qui ne donne dans au-cun excès. Former des vœux modestes. || En parlantDes choses, Médiocre, simple, sans éclat. Avoir untrain modeste, j] Couleur modeste, Couleur qui n’estpas éclatante. Le gris est une couleur modeste. Cettelocution ne s’emploie qu’en parlant Des vêtements. ||Modeste, Qui a de la pudeur, de la décence. Il fautqu'une fille soit modeste.
MODESTEMENT, adv. D’une manière modeste,avec modestie, avec modération.
MODESTIE, s. f. Retenue dans la manière de pen-ser et de parler de soi. Grande, véritable modestie.Modestie sincère. || Modération. Vivre avec modestie.
|| Pudeur, décence. La modestie est le plus bel orne-ment d'une fille.
MODICITÉ, s. f. (lat. modicus , modique.) Petitequantité. Il ne se dit qu’en parlant De bien, d’argent.La modicité de son revenu, de sa fortune.
MODIFICATIF, EVE. adj. (lat. modificare, mo-difier.) Qui modifie. IJ Subst. masc., en grammaire,se dit Des mois qui déterminent le sens des autres.Les adverbes sont ordinairement des modificatifs.
MODIFICATION, s. f. Modération, restriction ,adoucissement d’une proposition, d’une convention,etc. || Modification, en style didactique, Change-ment qui s’opère dans la manière d’être d’une sub-stance.
MODIFIER, v. a. Modérer, adoucir, restreindre.Modifier unepeine, une amende. |j Corriger, changerune chose dans quelqu’une de ses parties. || Modi-fier, en style didactique, Opérer un changementdans la manière d’ètre d’une substance. || Il s’emploieavec le pron. pers. Leur opinion s’est beaucoup mo-difiée. || Modifié , ée. participe.
MODILLON. s. m. t. d’archit. Ornement propreaux ordres ionique, corinthien et composite, placésous le larmier de la corniche, et figurant l’extrémitédes chevrons du comble.
MODIQUE, adj. des deux genres, (lat. modicus,modique.) Qui est peu considérable, de peu de valeur.Une somme, une taxe modique.
MODIQUEMENT, adv. Avec modicité.
MODISTE, s. des 2 genres, (lat. modus, mode.)Ouvrier, ouvrière en modes ; marchand , marchandede modes. Voyez Mode.
MODULATION, s. f. ( lat modulatio , meme sign.)t. de musiq. Passage d’un ton, d’un mode à un autre,dans le chant ou dans l’harmonie. || Action de mo-duler le chant ou l’harmonie, Effet qui en résulte.
MODULE, s. ni. (lat. modulus, mesure.) t. d’ar-chit. Mesure arbitraire servant à établir les rapportsde proportion entre toutes les parties d’un ouvraged’architecture. || Module, par extension, Tout cequi sert à mesurer. || Module , Diamètre d’une mé-daille.
MODULER, v. n. t. de mus. Faire passer le chantou l’harmonie dans des tons ou des modes différents.|| Act. Il a ùienmodulé cet air-là. || Modulé, ée. par-ticipe.
MOF j U r
MOELLE, s. f. (grec muelos, moelle.) Substancemolle et grasse qui remplit la cavité des os. || Moelleépinière 9 moelle de l'épine, Partie du système ner-veux qui se trouve dans la cavité des vertèbres. ||Moelle, par analogie, en bot., Substance 'molle etspongieuse qui se trouve au dedans de certains ar-bres, de certaines plantes. || Substance que contientun bâton de casse. || Fig. et fam., Il lui tire jusqu'àla moelle des os, il le suce jusqu’à la moelle des os,se dit D’un homme qui en ruine un autre, en tirant delui peu à peu tout ce qu’il en peut tirer. || Moelle ,fig., en parlant Des ouvrages d’esprit, Ce qu’il y ade plus essentiel, de plus instructif.
MOELLEUSEMENT, adv. D’une manière moel-leuse. Il ne s’emploie qu’au figuré.
MOELLEUX, EUSE. adj. Rempli de moelle. Unbois moelleux. || Fig., Vin moelleux, Vin qui jointla douceur à la force, et qui flatte agréablement legoût. || Fig., Etoffe moelleuse, Étoffe qui a du corpset qui est souple, douce à la main. || Fig., Voix moel-leuse, Voix pleine, douce, et qui n’a rien d’aigreni de dur. || Moelleux, fig., en t. de peint. Pinceaumoelleux, Pinceau dont les touches sont larges, gras-ses et bien fondues. On dit, dans le même sens,Touche moelleuse. || Contours moelleux, Contourssouples et gracieux. || Subst., Avoir du moelleux dansla touche , dans la couleur.
MOELLON, s. m. (lat. mollis, mou.) t. de maçon-nerie. Pierre de petite dimension qui s’emploie dansles massifs de construction, et qu’on recouvre ordi-nairement de plâtre ou de mortier. || Moellon d'ap-pareil , Celui qui est équarri pour être employé enparement. |] Moellon piqué, Moellon travaillé avecla pointe, et servant aux puits, aux voûtes, aux fos-sés, etc.
MŒUF. s. m. t.de grammaire, synonyme de mode.Il est vieux. Voyez Mode.
MOEURS, s. f. pl. (lat. mores, mœurs.)Habitudesnaturelles ou acquises, pour le bien ou pour le mal, danstout ce qui regarde la conduite de la vie. Mœurs pures,corj'ompues. Régler ses mœurs. Réformer ses mœurs.On dit, suivant une formule reçue : Un certificat devie et de mœurs. || Avoir des mœurs, Avoir de bonnesmœurs. N'avoir point de mœurs, En avoir de mau-vaises. On dit, dans le même sens, Un homme, unefemme sans mœurs. || Prov., Les honneurs changentles mœurs, On s’oublie dans la prospérité. || Moeurs,Manière de vivre, inclinations, habitudes, coutumesparticulières de chaque nation. Les mœurs d'une na-tion, d’un peuple, d'un pays. Mœurs barbares, ci-vilisées. Autres temps, autres mœurs. j| Il s’emploie,dans le même sens, en parlant d’une personne ou dequelques personnes. Cet homme a des mœurs douces ,des mœurs sévères. || Cela est, n'est pas dans les mœursde telle nation, Cela est, n’est pas conforme aux usagesde telle nation ÏÏLes mœurs des animaux, Les habitudesnaturelles des différentes espèces d’auimaux, les habi-tudes qui résultent de leur instinct.||M( purs, en t. depoét., Ce qui concerne les habitudes morales du payset du temps dont il est question dans un poème,dans une pièce de théâtre, ce qui est conforme aucaractère des personnages qui y sont introduits. Cepoète peint bien les mœurs. || En peinture, Costume,usages des différents temps, des différents lieux. Lesmœurs sont bien observées dans ce tableau, jj Moeurs,en t. de rhétorique, Partie morale de l’éloquence, quia pour objet de gagner la confiance des auditeurs.
MOFETTE, s. f. Exhalaison pernicieuse qui s’élèvedans les lieux souterrains, et principalement dans les
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TOME II.