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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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MOI)

(| Moderne, subst. roasc., se dit Des auteurs, dessavants, des artistes qui ont paru depuis la renais-sance des lettres et des arts. || À la moderne, loc. adv.Suivant la manière la plus récente.

MODERNER. v. a. t. darchitecture. Restaurer,pour de nouveaux usages et dans un goût moderne,un ancien édifice. || Moderne, ée. participe.

MODESTE, adj. des 2 genres, (lat. modestus, mo-deste.) Qui a de la modestie. Cest un homme mo-deste. Stibst., Faire le modeste. |j Modeste , Qui a dela retenue, de la modération, qui ne donne dans au-cun excès. Former des vœux modestes. || En parlantDes choses, Médiocre, simple, sans éclat. Avoir untrain modeste, j] Couleur modeste, Couleur qui nestpas éclatante. Le gris est une couleur modeste. Cettelocution ne semploie quen parlant Des vêtements. ||Modeste, Qui a de la pudeur, de la décence. Il fautqu'une fille soit modeste.

MODESTEMENT, adv. Dune manière modeste,avec modestie, avec modération.

MODESTIE, s. f. Retenue dans la manière de pen-ser et de parler de soi. Grande, véritable modestie.Modestie sincère. || Modération. Vivre avec modestie.

|| Pudeur, décence. La modestie est le plus bel orne-ment d'une fille.

MODICITÉ, s. f. (lat. modicus , modique.) Petitequantité. Il ne se dit quen parlant De bien, dargent.La modicité de son revenu, de sa fortune.

MODIFICATIF, EVE. adj. (lat. modificare, mo-difier.) Qui modifie. IJ Subst. masc., en grammaire,se dit Des mois qui déterminent le sens des autres.Les adverbes sont ordinairement des modificatifs.

MODIFICATION, s. f. Modération, restriction ,adoucissement dune proposition, dune convention,etc. || Modification, en style didactique, Change-ment qui sopère dans la manière dêtre dune sub-stance.

MODIFIER, v. a. Modérer, adoucir, restreindre.Modifier unepeine, une amende. |j Corriger, changerune chose dans quelquune de ses parties. || Modi-fier, en style didactique, Opérer un changementdans la manière dètre dune substance. || Il semploieavec le pron. pers. Leur opinion sest beaucoup mo-difiée. || Modifié , ée. participe.

MODILLON. s. m. t. darchit. Ornement propreaux ordres ionique, corinthien et composite, placésous le larmier de la corniche, et figurant lextrémitédes chevrons du comble.

MODIQUE, adj. des deux genres, (lat. modicus,modique.) Qui est peu considérable, de peu de valeur.Une somme, une taxe modique.

MODIQUEMENT, adv. Avec modicité.

MODISTE, s. des 2 genres, (lat. modus, mode.)Ouvrier, ouvrière en modes ; marchand , marchandede modes. Voyez Mode.

MODULATION, s. f. ( lat modulatio , meme sign.)t. de musiq. Passage dun ton, dun mode à un autre,dans le chant ou dans lharmonie. || Action de mo-duler le chant ou lharmonie, Effet qui en résulte.

MODULE, s. ni. (lat. modulus, mesure.) t. dar-chit. Mesure arbitraire servant à établir les rapportsde proportion entre toutes les parties dun ouvragedarchitecture. || Module, par extension, Tout cequi sert à mesurer. || Module , Diamètre dune mé-daille.

MODULER, v. n. t. de mus. Faire passer le chantou lharmonie dans des tons ou des modes différents.|| Act. Il a ùienmodulé cet air-. || Modulé, ée. par-ticipe.

MOF j U r

MOELLE, s. f. (grec muelos, moelle.) Substancemolle et grasse qui remplit la cavité des os. || Moelleépinière 9 moelle de l'épine, Partie du système ner-veux qui se trouve dans la cavité des vertèbres. ||Moelle, par analogie, en bot., Substance 'molle etspongieuse qui se trouve au dedans de certains ar-bres, de certaines plantes. || Substance que contientun bâton de casse. || Fig. et fam., Il lui tire jusqu'àla moelle des os, il le suce jusquà la moelle des os,se dit Dun homme qui en ruine un autre, en tirant delui peu à peu tout ce quil en peut tirer. || Moelle ,fig., en parlant Des ouvrages desprit, Ce quil y ade plus essentiel, de plus instructif.

MOELLEUSEMENT, adv. Dune manière moel-leuse. Il ne semploie quau figuré.

MOELLEUX, EUSE. adj. Rempli de moelle. Unbois moelleux. || Fig., Vin moelleux, Vin qui jointla douceur à la force, et qui flatte agréablement legoût. || Fig., Etoffe moelleuse, Étoffe qui a du corpset qui est souple, douce à la main. || Fig., Voix moel-leuse, Voix pleine, douce, et qui na rien daigreni de dur. || Moelleux, fig., en t. de peint. Pinceaumoelleux, Pinceau dont les touches sont larges, gras-ses et bien fondues. On dit, dans le même sens,Touche moelleuse. || Contours moelleux, Contourssouples et gracieux. || Subst., Avoir du moelleux dansla touche , dans la couleur.

MOELLON, s. m. (lat. mollis, mou.) t. de maçon-nerie. Pierre de petite dimension qui semploie dansles massifs de construction, et quon recouvre ordi-nairement de plâtre ou de mortier. || Moellon d'ap-pareil , Celui qui est équarri pour être employé enparement. |] Moellon piqué, Moellon travaillé avecla pointe, et servant aux puits, aux voûtes, aux fos-sés, etc.

MŒUF. s. m. t.de grammaire, synonyme de mode.Il est vieux. Voyez Mode.

MOEURS, s. f. pl. (lat. mores, mœurs.)Habitudesnaturelles ou acquises, pour le bien ou pour le mal, danstout ce qui regarde la conduite de la vie. Mœurs pures,corj'ompues. Régler ses mœurs. Réformer ses mœurs.On dit, suivant une formule reçue : Un certificat devie et de mœurs. || Avoir des mœurs, Avoir de bonnesmœurs. N'avoir point de mœurs, En avoir de mau-vaises. On dit, dans le même sens, Un homme, unefemme sans mœurs. || Prov., Les honneurs changentles mœurs, On soublie dans la prospérité. || Moeurs,Manière de vivre, inclinations, habitudes, coutumesparticulières de chaque nation. Les mœurs d'une na-tion, dun peuple, d'un pays. Mœurs barbares, ci-vilisées. Autres temps, autres mœurs. j| Il semploie,dans le même sens, en parlant dune personne ou dequelques personnes. Cet homme a des mœurs douces ,des mœurs sévères. || Cela est, n'est pas dans les mœursde telle nation, Cela est, nest pas conforme aux usagesde telle nation ÏÏLes mœurs des animaux, Les habitudesnaturelles des différentes espèces dauimaux, les habi-tudes qui résultent de leur instinct.||M( purs, en t. depoét., Ce qui concerne les habitudes morales du payset du temps dont il est question dans un poème,dans une pièce de théâtre, ce qui est conforme aucaractère des personnages qui y sont introduits. Cepoète peint bien les mœurs. || En peinture, Costume,usages des différents temps, des différents lieux. Lesmœurs sont bien observées dans ce tableau, jj Moeurs,en t. de rhétorique, Partie morale de léloquence, quia pour objet de gagner la confiance des auditeurs.

MOFETTE, s. f. Exhalaison pernicieuse qui sélèvedans les lieux souterrains, et principalement dans les

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TOME II.