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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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quun, sur quelque chose. || En t. dinipr., Jeter unblanc 9 Ménager, laisser un blanc. On dit à peu prèsde meme, Jeter une espace, une interligne. || Jeter,se dit quelquefois dans le sens de Pousser avec violence,tant au propre quau fig. Les vents nous jetèrent surun écueil. La tourmente politique les avait jetés loinde leur patrie. || Fig. et fam., Jeter une maison, unmur, etc, parterre, Démolir, abattre une maison, etc.On dit dans le même sens, Jeter bas. || En t. de ma-rine , Jeter son navire à la côte, ou Se jeter a la côte,Sy échouer exprès, afin déviier un danger plus grand.|| Jeter, Pousser, envoyer, lancer hors de soi. Unan imal qui jette son 'venin. Cette fontaine jette beau -coup deau. |j Jeter un soupir, un cri , Faire un soupir,un cri. Fig. et fam., Jeter les hauts cris, Se récrier,se plaindre hautement. || Fig. et fam., Cet homme jetteun 'vilain coton, Il perd son crédit, sa réputation.Ironiq., dans le même sens, Il jette un beau coton.On dit aussi Dun homme atteint dune maladie quile fait dépérir, Il jette un mauvais coton. || Fig. et fam.,Il a jeté tout son venin, Dans lemportement de lacolère, il a dit tout ce quil avait sur le cœur contreun tel. || Fig. el fam., Jeter son jeu, tout son feu, Faireet dire tout ce quinspire la colère, de manière quelon en est plus tôt apaisé. Jeter feu et flamme, Selivrer à de grands emportements de colère. || Jeter sonjeu, Faire dabord preuve de talent, de génie, et nepas réaliser ensuite les espérances que lon avait don-nées de soi. || Jeter, se dit particulièrement Des ul-cères, des abcès, etc. Cet abcès jette du pus. Absol. :Sa plaie commence à jeter, jj II se dît également Deschevaux. Ce cheval jette sa gourme. Absol., Ce chevaljette. || Jeter , se dit en outre Des mouches à miel quiproduisent et mettent dehors un nouvel essaim. ||Il se dit encore Des arbres et des plantes qui pro-duisent des bourgeons ou des scions. Cette vigne abien jeté du bois. || Absol. Cette 'vigne a bien jeté.|| Jeter de profondes racines, Senraciner profon-dément. Il se dit au propre et au fig. || En t. de véne-rie, Ce cerf jette sa tête, Il quitte son bois. || Jeter,eu t. de fonderie, Faire couler du métal fondu dansquelque moule, afin den tirer une figure. || Fig. et fam.,Cela ne se jette pas en moule, Cet ouvrage ne peutse faire quavec beaucoup de soin el de temps. j| Jeter ,avec le pron. pers., tant au propre quau fig., Se lan-cer, se précipiter, se porter impétueusement dans,contre, vers quelquun ou quelque chose. Se jeter parla fenêtre . Il sest jetc dans mes bras. Un animal quise jette sur sa proie. Il sy jette à corps perdu. Se jeterdans la dévotion. || Ce fleuve, cette rivière se jette danstelle autre, se jette dans la mer, dans un lac, etc.,Ce fleuve, cette rivière se rend, va se perdre dans telleautre, etc. || Se jeter sur quelque chose, signifie quel-quefois, Sy porter avidement. On servit une pyramidede fruits, tout le monde se jeta dessus. |J Jeter, avecle pron. pers., signifie quelquefois particulièrement,Entrer, se réfugier précipitamment en quelque endroit.Il se jeta dans le plus épais du bois. || Fig., Se jeterdans un couvent, Sy retirer. || Jeté, ée. participe.

JETON, s. m. Pièce de métal, divoire, etc., plateet ordinairement ronde, dont on se servait autrefoispour calculer des sommes, et dont on se sert encorepour marquer et payer au jeu. || Jeton de présence,Jeton de métal que lon donne, dans certaines socié-tés ou compagnies, à chacun des membres qui sontprésents à une séance, à une assemblée.

JEU. s. m. (lai. jocus, jeu. ) Divertissement, ré-création, tout ce qui se fait par esprit de gaieté etpar pur amusement. Jeu denfant. Jeux de société.

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Jouer a de petits jeux. Ce nest quun jeu. || Jeux des-prit, Certains petits jeux qui demandent quelque fa-cilité, quelque agrément desprit. On appelle, figur.,Jeux desprit, Certaines productions desprit qui nontaucune solidité, comme les anagrammes, les énigmes,les bouts-rimés, etc. || Jeux de main , Jeux lon sefrappe légèrement les uns les autres. On appelle aussiJeux de main, Laction de lutter, de se porter descoups réciproques en plaisantant. || Prov., Jeux demain, jeux ae 'vilain, ou au singulier, Jeu demain, jeu de 'vilain, Les jeux de main ne convien-nent quà des gens mal élevés. || Cest un rude jeu .se dit Dun jeu qui va à fâcher ou à blesser quel-quun. Proverb., dans le meme sens, Ce sont jeux deprince qui ne plaisent quà ceux qui les font ; ou absol.,Ce sont jeux de prince. || Fig. el fam., Cest un jeu àse rompre le cou , les jambes, etc., se dit Dune ac-tion qui expose à se tuer, à se rompre les jambes, etc.

|| Fig. et fam., Le jeu lui plaît, se dit en parlant Dunepersonne qui veut recommencer à faire une chose quiîui plaît. [| Fig. et fam., Ce nest pas un jeu denjant,se dit Dune affaire grave et sérieuse, ou dun enga-gement dont on ne peut se dédire. |] Cela passe lejeu, Cela passe la raillerie. || Fam., Ce nest quunjeu, se dit Dune chose quon fait facilement. Lesplus grandes difficultés ne sont quun jeu pour lui. ||Se faire un jeu de quelque chose, Y mettre son plai-sir. Il ne se dit quen mauvaise part. Il se faisait unjeu de laffliger. || Jeu de mots, se dit dUne cer-taine allusion fondée sur la ressemblance des mots.Cest un froid jeu de mots. || Fig., Jeu de la nature,se dit de Laction de la nature qui produit une chosebizarre, extraordinaire ; on de La chose même quiest aiasi produite. || Poétiquement, Les jeux de lascène, Les représentations théâtrales. || Poéliq. etfigur. , Les jeux sanglants de Mars , La guerre, lescombats. || Fig., Cest un jeu du hasard, se dit Dece qui nest quun effet du hasard. || Fig.. Le jeu, lesjeux de la fortune, Les vicissitudes de la fortune. |jJeux, au pluriel, se dit quelquefois, en poésie, deCertaines divinités allégoriques qui sont censées pré-sider à la gaieté, à la joie. Les Jeux, les Ris et lesGrâces. Etc. || Jeu , se prend particulièrement pourUn exercice de récréation qui a de certaines règles,et auquel on hasarde ordinairement de largent. Jeuxde hasard, de calcul, dadresse. Les phrases sui-vantes et dautres semblables sappliquent surtout Auxjeux de commerce ou de hasard, comme les cartes etles dés. Être adonné au jeu. Etre âpre, ardent aujeu. U ivre du jeu. Se mettre au jeu. || Par extens., Jeude bourse, se dit de Toute espèce dagiotage sur lesfonds publics, jj Académies de jeux, ou Jeux publics,Lieux lon donne à jouer à toutes sortes de jeux-Maison de jeu, Lieu l'on ne joue habituellementquà des jeux de hasard. || La ferme des jeux, Laferme des maisons de jeu publiques. || Il y a grandjeu dans cette maison, Il sy rassemble beaucoup deJoueurs. || Tenir un jeu, Donner à jouer chez soi ouen public. || Tenir le jeu de quelquun, Jouer pourquelquun. || Mettre au jeu, Donner, déposer sonenjeu. || Largent qui est sur le jeu, sur jeu , Lasomme des enjeux , ce que les joueurs ont mis au jeu.Il y avaitxent francs sur jeu. || Tenir jeu, Conti-nuer à jouer avec une personne qui perd. Couper jeu,Se retirer avec gain, et ne vouloir pas tenir jeu. ||Aux jeux de renvi, Ouvrir le jeu, Faire la premièrevade. Fermer le jeu, Tenir la dernière vade, et nepoint faire de renvi. || Entrer en jeu, se dit, à cer-tains jeux de caries , De celui qui, ayant levé une