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qu’un, sur quelque chose. || En t. d’inipr., Jeter unblanc 9 Ménager, laisser un blanc. On dit à peu prèsde meme, Jeter une espace, une interligne. || Jeter,se dit quelquefois dans le sens de Pousser avec violence,tant au propre qu’au fig. Les vents nous jetèrent surun écueil. La tourmente politique les avait jetés loinde leur patrie. || Fig. et fam., Jeter une maison, unmur, etc, parterre, Démolir, abattre une maison, etc.On dit dans le même sens, Jeter bas. || En t. de ma-rine , Jeter son navire à la côte, ou Se jeter a la côte,S’y échouer exprès, afin d’éviier un danger plus grand.|| Jeter, Pousser, envoyer, lancer hors de soi. Unan imal qui jette son 'venin. Cette fontaine jette beau -coup d’eau. |j Jeter un soupir, un cri , Faire un soupir,un cri. Fig. et fam., Jeter les hauts cris, Se récrier,se plaindre hautement. || Fig. et fam., Cet homme jetteun 'vilain coton, Il perd son crédit, sa réputation.Ironiq., dans le même sens, Il jette un beau coton.On dit aussi D’un homme atteint d’une maladie quile fait dépérir, Il jette un mauvais coton. || Fig. et fam.,Il a jeté tout son venin, Dans l’emportement de lacolère, il a dit tout ce qu’il avait sur le cœur contreun tel. || Fig. el fam., Jeter son jeu, tout son feu, Faireet dire tout ce qu’inspire la colère, de manière quel’on en est plus tôt apaisé. Jeter feu et flamme, Selivrer à de grands emportements de colère. || Jeter sonjeu, Faire d’abord preuve de talent, de génie, et nepas réaliser ensuite les espérances que l’on avait don-nées de soi. || Jeter, se dit particulièrement Des ul-cères, des abcès, etc. Cet abcès jette du pus. Absol. :Sa plaie commence à jeter, jj II se dît également Deschevaux. Ce cheval jette sa gourme. Absol., Ce chevaljette. || Jeter , se dit en outre Des mouches à miel quiproduisent et mettent dehors un nouvel essaim. ||Il se dit encore Des arbres et des plantes qui pro-duisent des bourgeons ou des scions. Cette vigne abien jeté du bois. || Absol. Cette 'vigne a bien jeté.|| Jeter de profondes racines, S’enraciner profon-dément. Il se dit au propre et au fig. || En t. de véne-rie, Ce cerf jette sa tête, Il quitte son bois. || Jeter,eu t. de fonderie, Faire couler du métal fondu dansquelque moule, afin d’en tirer une figure. || Fig. et fam.,Cela ne se jette pas en moule, Cet ouvrage ne peutse faire qu’avec beaucoup de soin el de temps. j| Jeter ,avec le pron. pers., tant au propre qu’au fig., Se lan-cer, se précipiter, se porter impétueusement dans,contre, vers quelqu’un ou quelque chose. Se jeter parla fenêtre . Il s’est jetc dans mes bras. Un animal quise jette sur sa proie. Il s’y jette à corps perdu. Se jeterdans la dévotion. || Ce fleuve, cette rivière se jette danstelle autre, se jette dans la mer, dans un lac, etc.,Ce fleuve, cette rivière se rend, va se perdre dans telleautre, etc. || Se jeter sur quelque chose, signifie quel-quefois, S’y porter avidement. On servit une pyramidede fruits, tout le monde se jeta dessus. |J Jeter, avecle pron. pers., signifie quelquefois particulièrement,Entrer, se réfugier précipitamment en quelque endroit.Il se jeta dans le plus épais du bois. || Fig., Se jeterdans un couvent, S’y retirer. || Jeté, ée. participe.
JETON, s. m. Pièce de métal, d’ivoire, etc., plateet ordinairement ronde, dont on se servait autrefoispour calculer des sommes, et dont on se sert encorepour marquer et payer au jeu. || Jeton de présence,Jeton de métal que l’on donne, dans certaines socié-tés ou compagnies, à chacun des membres qui sontprésents à une séance, à une assemblée.
JEU. s. m. (lai. jocus, jeu. ) Divertissement, ré-création, tout ce qui se fait par esprit de gaieté etpar pur amusement. Jeu d’enfant. Jeux de société.
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Jouer a de petits jeux. Ce n’est qu’un jeu. || Jeux d’es-prit, Certains petits jeux qui demandent quelque fa-cilité, quelque agrément d’esprit. On appelle, figur.,Jeux d’esprit, Certaines productions d’esprit qui n’ontaucune solidité, comme les anagrammes, les énigmes,les bouts-rimés, etc. || Jeux de main , Jeux où l’on sefrappe légèrement les uns les autres. On appelle aussiJeux de main, L’action de lutter, de se porter descoups réciproques en plaisantant. || Prov., Jeux demain, jeux ae 'vilain, ou au singulier, Jeu demain, jeu de 'vilain, Les jeux de main ne convien-nent qu’à des gens mal élevés. || C’est un rude jeu .se dit D’un jeu qui va à fâcher ou à blesser quel-qu’un. Proverb., dans le meme sens, Ce sont jeux deprince qui ne plaisent qu’à ceux qui les font ; ou absol.,Ce sont jeux de prince. || Fig. el fam., C’est un jeu àse rompre le cou , les jambes, etc., se dit D’une ac-tion qui expose à se tuer, à se rompre les jambes, etc.
|| Fig. et fam., Le jeu lui plaît, se dit en parlant D’unepersonne qui veut recommencer à faire une chose quiîui plaît. [| Fig. et fam., Ce n’est pas un jeu d’enjant,se dit D’une affaire grave et sérieuse, ou d’un enga-gement dont on ne peut se dédire. |] Cela passe lejeu, Cela passe la raillerie. || Fam., Ce n’est qu’unjeu, se dit D’une chose qu’on fait facilement. Lesplus grandes difficultés ne sont qu’un jeu pour lui. ||Se faire un jeu de quelque chose, Y mettre son plai-sir. Il ne se dit qu’en mauvaise part. Il se faisait unjeu de l’affliger. || Jeu de mots, se dit d’Une cer-taine allusion fondée sur la ressemblance des mots.C’est un froid jeu de mots. || Fig., Jeu de la nature,se dit de L’action de la nature qui produit une chosebizarre, extraordinaire ; on de La chose même quiest aiasi produite. || Poétiquement, Les jeux de lascène, Les représentations théâtrales. || Poéliq. etfigur. , Les jeux sanglants de Mars , La guerre, lescombats. || Fig., C’est un jeu du hasard, se dit Dece qui n’est qu’un effet du hasard. || Fig.. Le jeu, lesjeux de la fortune, Les vicissitudes de la fortune. |jJeux, au pluriel, se dit quelquefois, en poésie, deCertaines divinités allégoriques qui sont censées pré-sider à la gaieté, à la joie. Les Jeux, les Ris et lesGrâces. Etc. || Jeu , se prend particulièrement pourUn exercice de récréation qui a de certaines règles,et auquel on hasarde ordinairement de l’argent. Jeuxde hasard, de calcul, d’adresse. Les phrases sui-vantes et d’autres semblables s’appliquent surtout Auxjeux de commerce ou de hasard, comme les cartes etles dés. Être adonné au jeu. Etre âpre, ardent aujeu. U ivre du jeu. Se mettre au jeu. || Par extens., Jeude bourse, se dit de Toute espèce d’agiotage sur lesfonds publics, jj Académies de jeux, ou Jeux publics,Lieux où l’on donne à jouer à toutes sortes de jeux-Maison de jeu, Lieu où l'on ne joue habituellementqu’à des jeux de hasard. || La ferme des jeux, Laferme des maisons de jeu publiques. || Il y a grandjeu dans cette maison, Il s’y rassemble beaucoup deJoueurs. || Tenir un jeu, Donner à jouer chez soi ouen public. || Tenir le jeu de quelqu’un, Jouer pourquelqu’un. || Mettre au jeu, Donner, déposer sonenjeu. || L’argent qui est sur le jeu, sur jeu , Lasomme des enjeux , ce que les joueurs ont mis au jeu.Il y avaitxent francs sur jeu. || Tenir jeu, Conti-nuer à jouer avec une personne qui perd. Couper jeu,Se retirer avec gain, et ne vouloir pas tenir jeu. ||Aux jeux de renvi, Ouvrir le jeu, Faire la premièrevade. Fermer le jeu, Tenir la dernière vade, et nepoint faire de renvi. || Entrer en jeu, se dit, à cer-tains jeux de caries , De celui qui, ayant levé une