JET
mc.ntations de Jérémie, d’Une plainte fréquente et im-portune. Fam.
JÉSUITE, s. m. Nom des membres de l’ordre reli-gieux appelé Compagnie ou Société de Jésus. || Jésuitede robe courte, Laïque affilié à l’ordre des jésuites.
JÉSUITIQUE, adj. des 2 genres. Qui appartient,qui est propre aux jésuites. Il ne se dit qu’en mauvaisepart. Morale, doctrine jésuitique.
JÉSUITISME, s. m. Système de conduite des jé-suites ou de leurs adhérents; caractère de ce qui estpropre aux jésuites ou conforme à leur doctrine.
JÉSUS, s. m. t. de papeterie. On appelle Papiernom de Jésus, ou simplement, Papierjésus, Une sortede papier de grand format, qui s’emploie principale-ment dans l’imprimerie, et dont la marque portail au-trefois le nom de Jésus (I. H. S.).
JET. s. m. (laî. jactas, jet.) Action de jeter, ouMouvement qu’on imprime à un corps en le jetant. J|Le jet des bombes, L’art de lancer les bombes. |] Armede jet, Toute arme propre à lancer des corps avecforce, comme une arbalète, une fronde, etc. |j Jet depierre, se dit d’Autant d’espace qu’en peut parcourirune pierre qu’un liomhie jette de toute sa force. || Jetde marchandises, se dit, à la mer, Quand on est forcéde jeter, pour alléger le navire, une partie des mar-chandises dont il est chargé. || En t. de pèche, Le jetd’un filet, se dit en parlant D’un filet qu’on jette pourprendre du poisson. Acheter le jet du filet, Achetertout le poisson qui sera pris par le coup de filet. || Ent. de peint., Le jet d’une draperie, La manière plusou moins naturelle dont les mouvements, les plis d’unedraperie sont rendus dans un tableau. Des draperiesd’un beau jet. || Jet, en t. de fonderie, Action d’in-troduire, de faire couler la matière dans le moule,lorsqu’elle est en fusion. On ne l'emploie guère quedans celte locution adverbiale, D’un seul jet, qui sedit en parlant D’une pièce dont toutes les parties sontfondues à la fois dans un seul moule. || Fig., D’un seuljet, se dit, en littérature et dans les arts, en parlantD’une composition faite avec rapidité et sans y revenirà plusieurs fois. Cette pièce de vers a été faite d’unseul jet. On dit aussi, Ce n’est qu’un premier jet, enparlant De ce qui n’est qu’ébauché, des idées que l’ons’est hâté de fixer sur la toile ou sur le papier, dansun moment d’inspiration. || Jet, se dit, en t. de fon-derie, Des ouvertures ménagées pour donner passageà la matière en fusion, et la distribuer dans toutes lesparties du moule. || Jf.t, se dit d'Un liquide qui jaillitavec force en filet, en colonne, etc. Un jet de sang.On dit de même, Un jet de 'vapeur, j] Jet d’eau, sedit surtout de L’eau qui s’élance d’une fontaine jaillis-sante, et qui s’élève. || Jet de lumière, Rayon de lu-mière qui paraît subitement. || Jet d’abeilles, Nouvelessaim qui sort de la ruche. || Jet, se dit en outre Desbourgeons, des scions que poussent les arbres, les vi-gnes. jj Cette canne est d’un seul jet, Elle n’a point denœuds, elle n’est point entée. Absol., Un jet, Canned’un seul jet. || Jet, en t. de fauconnerie, Menue cour-roie qu’on met autour de la jambe de l’oiseau.
JETÉ. s. m. Un des pas de la danse.
JETEE, s. f. Amas de pierres, de sable, de caillouxet d’autres matériaux jetés à côté du canal qui formel’entrée d’un port, liés fortement, et ordinairementsoutenus de pilotis, pour servir à rompre l’impétuositédes vagues. ([Il se dit aussi Des amas de pierres, desable et de cailloux jetés dans la longueur d'un mau-vais chemin pour le rendre plus praticable.
JETER, v. a. {Je jette. Je jetais . J’ai jeté. Je jette -rai. Jetant .) Lancer avec la main ou de quelque autre
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manière. Jeter quelque chose à la tête, au feu. Jeterde l eau bénite, j] Jeter un châle, une mante, un man-teau, etc., sur ses épaules, sur les épaules de quel-qu’un, Mettre avec quelque promptitude un châle,etc., sur ses épaules, sur les épaules de quelqu’un. Cevetement, cette draperie, etc., est jetée arec grâce,avec élégance, en parlant D’un vêlement, d’une dra-perie disposés avec une négligence qui a de la grâce,etc. || En t. de peint., Jeter une draperie, Donner unecertaine disposition aux plis de la draperie dont onrevêt une figure. || En t. de marine, Jeter l’ancre, Lafaire tomber dans la mer, pour arrêter le navire. Jeterle plomb, la sonde, Laisser tomber la sonde pour con-naître la hauteur de l’eau ou la qualité du fond. || Auxjeux de cartes, Jeter scs cartes, Les jouer. || Jeter lesfondements d’un édifice, Les asseoir, les établir. Fig.,Jeter les fondements d’un empire, d’une république,etc., Fonder un empire, etc. || Jeter un pont sur unerivière, Construire, établir un pont sur une rivière.Cela se dit surtout en parlant Des ponts que l’on faità la hâte pour le passage des trouves, des armées. ||Prov. et fig., Jeter de l'huile sur le feu, Exciter unepassion déjà très-vive; aigrir des esprits qui ne sontdéjà que trop aigris. || Prov. et fig., Jeter son bien,jeter tout par les fenêtres, Dissiper son bien en follesdépenses. || Fig. et fam., Jeter une marchandise à latète, L’offrir à vil prix. ||Fig. et fam., Jeter une choseà la tête de quelqu’un, La lui offrir sans qu'il la de-mande. De même, avec le pron. pers., Se jeter à latête de quelqu’un, et absol., Se jeter à la tête, S’offrirà lui avec empressement, et sans être recherché. Il nefaut pas se jeter à la tête des gens. || Fig. et fam., Jeterde la poudre aux yeux, Éblouir, surprendre par defaux brillants, par des raisons spécieuses, etc. || Fig.et fam., Jeter le froc aux orties, Renoncer à la pro-fession monacale; et, par extens., Renoncer à l'étatecclésiastique. On le dit aussi De toute personne qui,par inconstance, renonce à quelque profession que cesoit. || Fig. et fam., Jeter le grappin sur. quelqu’un, Serendre maître de son esprit. |( Prov. et fig., Jeter lemanche après la cognée, Abandonner une affaire, parchagrin, par décoviragement. || Prov, et fig., Jeter sonbonnet par-dessus les moulins, Braver les bienséances,l’opinion publique. |j Prov. et fig., Jeter sa langue auxchiens, Renoncer à deviner quelque chose. || Fig.,Jeter un voile sur quelque chose, Le passer sous si-lence. || Fig., Jeter quelqu’un dans un cachot, dansles fers, Le mettre ou le faire mettre au cachot, enprison. || Fig., en t. de guerre, Jeter des hommes, del’infanterie, des munitions, etc., dans une place, Lesy faire entrer promptement dans le besoin. || En t. dofauconnerie, Jeter le faucon, Le laisser partir pour levol. En parlant De l’autour, on dit, Lâcher. || Jeter,fig., tant au sens physique qu'au sens moral, Mettre,placer, diriger, envoyer, etc., et souvent avec ridéed’une certaine violence, de quelque soudaineté ou ra-pidité dans l’action. Il prétendait qu’on avait jeté unsort sur son troupeau. Jeter ses idées sur le papier, uncoup d’œil sur quelqu’un. Jeter Vefjroi dans te camp,etc. Jeter des semences de vertu dans le cœur d’unjeune homme. Jeter quelqu’un dans le péril, dans l’in-quiétude. || Jeter les yeux sur quelqu’un, signifie quel-quefois, Avoir sur quelqu’un des vues particulières. |jJeter des soupçons conti'e quelqu’un, Faire soupçonnerquelqu’un. \ Jeter au sort, Décider quelque chose parla voie du sort. || Le sort en est jeté, Le parti en estpris. On dit dans le même sens, Le dé en est jeté. j|Fig. et fam., Jeter son dévolu sur quelqu’un, sur quel-que chose, Arrêter ses vues, fixer son choix sur quel-