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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
le monde les connaît d’ailleurs, et mon expé-rience personnelle ne m’a rien appris de par-ticulier sur ce sujet (1).
Ce qui m’intéressait davantage, c’étaientles imaginations étranges, les nouvelles abso-lument fausses qui s’accréditaient pendant laguerre, sans que personne fût coupable de lesavoir fabriquées à plaisir. J’ai dit les terreursque nous avons causées aux habitants de Cler-mont et du Chêne-Populeux. Que de victoiresn’aurions-nous pas remportées si la renom-mée populaire avait dit vrai ! Un jour la flotteétait à Berlin, un autre c’étaient Abd-el-Ivader et Garibaldi qui avaient opéré leurjonction à Chémery et battu J 00,000 Prus-siens. Le 8 septembre, on nous apprend que
(1) Ce qui est incroyable, c’est la facilité avec laquelle beau-coup de personnes mêlent dans leurs récits le roman et laréalité, exagèrent, inventent, racontent comme des expé-riences personnelles des faits très-graves qu’ils ne savent qu'epar ouï dire. Ils finissent par croire qu’ils l’ont vu. Le géné-ral d’Aurelle de Paladines lui-même n’a-t-il pas écrit que le9 novembre Coulmiers était en flammes? J’ai passé à Coul-miers même toute la seirée du 9. Il n’y a pas eu dans le vil-lage un seul incendie. Voy. La première Armée de la Loire ,par le général d’Aurelle de Paladines, p. 108.