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menaça de les fusiller comme espions, puison les relâcha sans explications. Les autoritésmilitaires étaient si nouvelles au métier, siinexpérimentées, que même vis-à-vis des bles-sés, elles no savaient pas toujours observerles convenances. Deux officiers bavarois bles-sés, transportés de Vendôme à Tours, ont étémis sous la garde de cinq gendarmes. ATours, on leur a enlevé leurs ordonnances,qu’un ordre exprès du colonel français leuravait laissés. On a envoyé les ordonnances àl’ile d’Oléron, tandis que les blessés étaientsoumis à une stricte surveillance à l’hôpitalmilitaire.
Il est triste d’ajouter que les médecins mi-litaires avaient généralement les mêmes dé-fauts que les autres officiers. Il y avait denobles et éclatantes exceptions, par exempledans la belle ambulance divisionnaire du 16 °corps, dirigée par M. de Combarieu(l). Maisla plupart des majors et aides-majors avaient
(1) Les médecins français apportaient souvent dans la ma-nière dont ils traitaient les Allemands blessés un sentiment