SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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les francs-tireurs, et ils étaient en droit de lesfusiller, comme les francs-tireurs étaient endroit de fusiller leurs prisonniers. Mais ladouceur des mœurs s’opposait à la stricte exé-cution de ces règles redoutables de la guerrede partisans ; les francs-tireurs faisaient sou-vent des prisonniers et souvent ils étaienteux-mêmes faits prisonniers. Lorsqu’ils com-battaient à visage découvert et non en em-buscade, les Prussiens ne leur appliquaientpas d’ordinaire la rigueur des lois de laguerre.
A mon avis, la création et surtout la mul-tiplication des corps de francs-tireurs fut, dela part des Français, une grave erreur, re-connue d’ailleurs, mais trop tard, par le gou-vernement qui essaya en vain de les incorpo-rer dans l’armée régulière. Nos mœurs sonttrop douces pour que la guerre de partisanspuisse se faire d’une manière générale etefficace. Les Prussiens, plus durs, savaientappliquer sans pitié les règlements militaires 5mais on ne trouvait en France que bien peu