SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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mée, l’héroïsme et la science de leurs officiers,la fermeté de leurs soldats (1), l’exactitude deleur discipline, la perfection de leur stratégie,la supériorité de leur cavalerie et de leur ar-tillerie. Le prestige de la victoire empêchel’observateur ignorant de découvrir les dé-fauts possibles de cette armée, la plus belleassurément que le monde ait vue jusqu’ici. Jeme suis attaché seulement à juger le carac-tère et la valeur des hommes.
(1) Je n’ai point parlé du courage des Allemands, parce queje ne les ai pas vus au feu. D’après les témoignages que j’airecueillis, ils ont toujours montré une grande solidité, et par-fois même, à Mars-la-Tour en particulier, un élan dont onlie les croyait pas capables. Je ne comprends pas l’étrange pré-jugé chauvin qui pousse quelques Français à leur dénier lecourage. Belle consolation de nos défaites que d’avoir étébattus par des lâches !