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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
lemand; il demande devant nous à des sol-dats blessés s’ils étaient bien traités. Ceux-cise louèrent de nos soins.
— Très-bien, mes amis, dit-il. Mais sou-venez-vous que votre reconnaissance ne doitpas s’adresser aux hommes, mais à Dieuseul(1).
La corruption de la religion, de la science,de la culture intellectuelle; l’oubli de l’idéal,l’obscurcissement du sentiment de la justice,la sécheresse pratique, l’avidité du gain, unpatriotisme étroit et envieux, voilà les vicesd’une partie des classes éclairées de l’Allema-gne ; voilà le fruit empoisonné de la victoireet de l’orgueil qui le suit; voilà ce qui couvred’un crêpe noir les lauriers de cette glorieusecampagne et jette de l’ombre sur les noblesqualités du peuple allemand.
Je laisse aux écrivains spéciaux le soin delouer la merveilleuse organisation de leur ar-
(1) Ceux qui croiraient exagéré ce que je dis ici n’ont qu’àlire le premier numéro venu de la Neue Evangelische Zei-tung de Berlin.