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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
doux apôtre qui rêvait à l’harmonie uni-verselle au milieu des soldats bavarois quipillaient sa maison. A des officiers qui ru-doyaient sa femme, il montra l’Evangile enleur disant :
— Vous vous dites chrétiens, avez-vous luce livre-là?
Ils se turent et rougirent. Je n’oublieraipas non plus les habitants de Yilliers, prèsVendôme, chez qui nous fûmes reçus commedes amis de vieille date, je devrais plutôtdire, comme des enfants dans la maison pa-ternelle. Nous avons entendu de la bouchede paysans et de paysannes des paroles d’orqui resteront gravées dans nos cœurs. Lamère d’un blessé mort à l’ambulance vintversD. et moi après l’enterrement et nous dit :
— Mes bons messieurs, je ne vous reverraisans doute jamais, mais jamais je ne vousoublierai. Laissez-moi vous embrasser.
Et la pauvre vieille mère nous embrassa enpleurant. Une femme dont le mari venait demourir du choléra, nous disait :