SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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était en position en avant de la forêt d’Or-léans, Au 15 e et au 16 e corps étaient venusse joindre, sur la droite le 18 e et le 20 e corps,et sur la gauche le 17°. Toutes ces troupesétaient pleines d’entrain, d’espoir; la disci-pline était excellente; les soldats commen-çaient à comprendre combien était belle lacause pour laquelle ils se battaient. Il ne s’a-gissait pas avant tout de tuer des Prussiens,mais de délivrer le pays de l’invasion et deux-provinces de la domination étrangère. Mal-heureusement Frédéric-Charles était arrivé àPithiviers, avec une partie de l’armée de Metz.Nos jeunes troupes, nos officiers ignorants nepouvaient lutter contre ces soldats aguerris,ces chefs expérimentés, cette formidable artil-lerie. Les quatre journées de Patay, Bazoches,Loigny furent glorieuses pour notre armée,mais se terminèrent par la reprise d’Orléanset la déroute des Français. Le 2, nous avionsété au champ de bataille et avions ramenécent trente nouveaux blessés; le 3, l’arrière-garde française nous empêcha de passer; le S,