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Allemands et Francais : souvenirs de campagne Metz-Sedan-La Loire
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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.

ques-uns gémissants, mornes pour la plupart.Un grand nombre ne voulaient pas êtretransportés et demandaient quon les laissâtmourir en paix. Après avoir aidé les chi-rurgiens militaires à panser les blessés, nousles portons sur nos voitures, pour les évacueren arrière de larmée, à Ouzouer-le-Marché.Il tombait de la neigne à demi fondue, bienpeu de nos voitures étaient bâchées, et nousnavions pas assez de couvertures pour tousces malheureux, couchés sur la paille humide.Le retour au milieu des convois de vivres et demunitions, des trains dartillerie, des troupesen marche fut dune mortelle lenteur. Ce nefut quà une heure du matin que nous arri-vâmes à Ouzouer-le-Marché, qui devint de-puis ce jour un de nos deux postes dam-bulance à la place de Saint-Léonard.

Nous devions y rester jusquen février 1871.Pendant les trois semaines qui suivirent lavictoire de Coulmiers, nous vivions dans lat-tente quotidienne dune bataille. Larméefrançaise se renforçait tous les jours, elle