ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
positions, d’Aurelle de Paladines attaqua, le9 novembre toute la ligne des positions bava-roises. Grâce à des dispositions stratégiquesexcellentes (les officiers allemands me Fontdit eux-mêmes), à la supériorité du nombre(cinquante mille hommes, contre dix-neufmille) (I), et à la bravoure de nos jeunestroupes, la bataille de Coulmiers fut une vraievictoire. Mais, chose curieuse, les officiersfrançais avaient si peu confiance dans leurarmée, qu’ils ne voulaient pas croire au suc-cès. Comme nous les félicitions le soir, ilshochaient la tête en disant :
— Aujourd’hui ce n’est rien, c’est demainque ce sera chaud. Dieu sait si nous pour-rons résister aux renforts qui vont leur ar-river.
Le général Reyau se replia avec la cava-lerie au lieu de poursuivre l’ennemi. Le len-demain, les Bavarois avaient reculé de plus
(1) Voyez l’appendice n“ III. La bataille de Coulmiers faitle plus grand honneur au courage des troupes qui y ont éténgagées de part et d’autre.