SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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insubordination. L’un d’eux était un père defamille, très-aimé de ses camarades, maréchaldes logis d’artillerie, qui avait dit « blanc bec »à son capitaine. Un autre était un jeune gar-çon de dix-huit ans; il s’était engagé dans unmoment d’enthousiasme, et, bientôt après,dégoûté par les fatigues du camp, il avaitvoulu s’échapper. D’autres avaient pris, quiune poule, qui un dindon, péchés d’habitudedans une armée que l’intendance avait la cou-tume de ne pas nourrir. Mais si dures quefussent ces sévérités, le résultat en prouva bien-tôt l’heureuse influence, et quand, le 7 no-vembre, deux mille hommes d’infanterie,cavalerie et artillerie bavaroises vinrent atta-quer nos avant-postes à Saint-Laurent-des-Bois, ils furent vigoureusement accueillis etrepoussés.
L’affaire avait été courte et peu sanglante,car notre ambulance recueillit tous les blessés,et il n’y en avait guère qu’une cinquantaine.Mais les troupes étaient excitées par ce pre-mier succès, et profitant de leurs bonnes dis-