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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
reuse impression s’évanouit. C’était une co-hue en désordre, un troupeau humain s’enallant stupidement à l’abattoir. J’entends en-core des zouaves à qui nous demandions oùils allaient, crier tout d’une voix : « A la bou-cherie ! à la boucherie ! » — A onze heures,l’empereur monta à cheval (1) ; si mes yeux nem’ont pas trompé, il avait teint sa moustacheet s’était fardé. Deux ou trois paysans hasar-dèrent timidement un « Vive l’empereur! »aussitôt réprimé par les énergiques et gros-siers jurons des soldats. Napoléon III traversalentement la foule qui encombrait la place ; ilsaluait à droite et à gauche ; pas un salut, pasun cri ne lui répondit. Un soldat se penchavers moi et me dit à l’oreille : « Je voudrais
bien lui f.un coup de fusil à ce c.-là. »
Une demi-heure après le départ de l’em-pereur, commençait la canonnade qui mit
(1) On a beaucoup parlé des embarras causés par les ba-gages de l’empereur. Je n’ai rien vu de semblable. Le 29 août,il n’avait avec lui, je crois, que trois fourgons. Sa personnegênait plus que ses bagages.