Rougeole.
que les deux maladies fe mc'ent, 8 c que l’imclurvientà l’autre avant qu’elle loitfinie, ce qui eildangereux.
222. Chez quelques malades, le mal s’an-nonce plulieurs jours à l’avance , par ur.e petitetoux frequente & feche , fans aucun autre mal ;plus ordinairement par un mal-aife général, desalternatives de friflons & de chaleur, un mal detête violent chez les adultes, un afloupifiementchez les enfants , un mal de gorge très-fort, &ce qui caraclérife la maladie , une rougeur &une chaleur conlidérables dans les yeux , accom»pagnées d’un gonflement des paupières , d’unécoulement de larmes extrêmement âcres , &d’une fi grande fenfibilité des yeux qu’ils nepeuvent pas foutenir la lumière , par des éter-nuements très-fréquents , & un écoulement parle nez de la même matière qui coule desyeux.
La chaleur & la fièvre augmentent rapide-ment , le malade a de la toux , de l’opprefîion ,de l’angoifle , des envies de vomir continuelles,de violentes douleurs dans les reins , quelquefoisla diarrhée , & a’ors les vomiflements font moinsconfidérables ; d’autres fois des fueurs , maismoins abondantes que dans la petite-vérole ; hlangue eft blanche , la foifeft fouvent ardente ,les accidents font généralement plus violentsqu’avant les petites-véroles bénignes.
Enfin le quatrième ou le cinquième jour, quel-quefois fur la fin du troificme , l’cruption le faittrès-promptement & très-abondamment fur toutle vifage, qui dans peu d’heures eft couvert detaches dont chacune reficmble à une morfure depuce, mais d’un rouge plus foncé , 8 c dort plu-fieurs fe réunifiant forment des plaques rougesplus ou moins larges, & qui enflammant la peau,produifent une enflure fcnfiblc au vifage ; quel-