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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
168
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Rougeole.

que les deux maladies fe mc'ent, 8 c que limclurvientà lautre avant quelle loitfinie, ce qui eildangereux.

222. Chez quelques malades, le mal san-nonce plulieurs jours à lavance , par ur.e petitetoux frequente & feche , fans aucun autre mal ;plus ordinairement par un mal-aife général, desalternatives de friflons & de chaleur, un mal detête violent chez les adultes, un afloupifiementchez les enfants , un mal de gorge très-fort, &ce qui caraclérife la maladie , une rougeur &une chaleur conlidérables dans les yeux , accom»pagnées dun gonflement des paupières , dunécoulement de larmes extrêmement âcres , &dune fi grande fenfibilité des yeux quils nepeuvent pas foutenir la lumière , par des éter-nuements très-fréquents , & un écoulement parle nez de la même matière qui coule desyeux.

La chaleur & la fièvre augmentent rapide-ment , le malade a de la toux , de lopprefîion ,de langoifle , des envies de vomir continuelles,de violentes douleurs dans les reins , quelquefoisla diarrhée , & aors les vomiflements font moinsconfidérables ; dautres fois des fueurs , maismoins abondantes que dans la petite-vérole ; hlangue eft blanche , la foifeft fouvent ardente ,les accidents font généralement plus violentsquavant les petites-véroles bénignes.

Enfin le quatrième ou le cinquième jour, quel-quefois fur la fin du troificme , lcruption le faittrès-promptement & très-abondamment fur toutle vifage, qui dans peu dheures eft couvert detaches dont chacune reficmble à une morfure depuce, mais dun rouge plus foncé , 8 c dort plu-fieurs fe réunifiant forment des plaques rougesplus ou moins larges, & qui enflammant la peau,produifent une enflure fcnfiblc au vifage ; quel-