Druckschrift 
Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
156
Einzelbild herunterladen
 

T $6 Pethe-Vcroh.

Les cas 6îi il eft trop foible font très-rares, fur-tout dans les campagnes, &C très-difficile» à ju-ger; aufli faut-il être très-réfervé furlufagedesremcdes chauds , qui peuvent être meurtriersdans cette maladie.

Le trin , la thériaque , la confedion , lairchaud , les couvertures pefantes , fauchent an-nuellement des milliers denfants, qui auraientété guéris fi on ne leur avoir donné que de leautiede ; & toutes lee perfonnes qui sintéreffent àla confervation de ceux qui font atteints de cettemaladie, doivent foigneufement empêcher quilsne faffent aucun ufage de ces drogues, qui lorsmême quelles ne rendent pas la maladie mor-telle , la rendent cruelle &C accompagnée desfuites les plus funeftes.

Le préjugé eft enraciné , il fe détruira dif-ficilement ; mais je ne fouhaite que de faire ou-vrir les yeux furie fuccès de la méthode chaude ,& celui de celle que je vais propofer ; le juge-ment alors ne rcftera pas long-temps fufpendu.Je dois même dire que jai trouvé parmi le peu-ple de la ville plus de docilité à cet égard ,fur-tout dans la demiere épidémie , que je nau-rois ofé îefpérer. Non-feulement ceux qui meçonfultoient dès le commencement, obfervoientavec afiez dexactitude le régime rafraîchiifantque je leur confeillois, mais leurs voifins mêmeîemployoient quand leurs enfants étoient atta-qués ; & ayant été fouvent appellé après plufieursjours de maladie , jai vu avec plailir, dans plu-fteurs maifons , quon navoit donné aucun reme-dc chaud , & quon avoit eu grand foin de rafraî-chir lair. Jai lieu defpérer que cette méthodefera bientôt générale ici ; & ce qui laccrédi-tera , celt que cette demiere épidémie, quoi-quaufli nombreufe, a été moins meurtrière queles précédentes.