Pitlte-Virole. Tff
l'éruption eft entièrement finie , & fe livrentfans ménagement à -la voracité de leur appétit.T'ionobltant ce peu de foin , pluiieurs fe gué-riffent parfaitement , mais ce n’eft cependantpoint un exemple qu’on doive’ fuivre , parcequ’un grand nombre éprouve ries fuites très-faeheulès ; & l’on m’a amené une foule de cesenfants, fiir-tout du Jurât , qui, après avoir eutde ces petites véroles hcurculcs , mais malfoignées, étoient tombés dans des infirmités dedifferentes efpcces, qu’il eft très-difficile de dé-truire.
an. C’efl encore ici une de ces maladiesdont le mauvais traitement,& fur-tout l’envie defaire fuer , a augmenté le danger pendant long-temps, & l’augmente encore parmi le peuple ,fur-tout dans les campagnes. L’on voit que l'é-ruption fe fait pendant que le malade fue , &qu’il fe trouve mieux quand l’éruption efl faite ;l’on conclut qu’en hâtant cette éruption , l’oncontribue au foulagement du malade , & l’onimagine qu’en augmentant la quantité delà fueur& des boutons, le fang fe dépure mieux de toutle venin. Ce font des erreurs funefles , dont detri fies exemples prouvent tous les jours le danger.
Quand le venin a paffé dans le fang, il fautun certain temps pour qu’il produife l'on effet ;alors le fang étant gâté par le venin qui y efl:entré, & par celui qui s’eft formé , la naturefait effort pour s’en débarrafîèr, & le jetter à la.peau , précifément d ns le moment où tout eftdifpofé pour cela. Ordinairement cet effort eftfuffifant , & très-fouvent même trop violent,très-rarement trop foible. L’on voit par-là quequand l’effort eft fuffifant, il ne faut point l’aug-menterpardesremedes chauds, qui lerendroienttrop vicient & dangereux. Quand il eft déjàtrop violent, l’augmenter, c’eft le rendre morts#Tome J. P **