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Tome Premiere (1766)
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122
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Ilî. Des coups de Soleil.

meurs ; ce qui procure de violents maux de tête,accompagnés l'ouvent de lancées vives & fré-quentes, & de douleur dans les yeux ; mais cemal eft rarement dangereux. Les gens de la cam-pagne, les pcrfonnes de la ville qui nont pointdilconunué lexercice pendant lhiver , ne crai-gnent point ces l'oleils de printemps. Les coupsde foleil en été font bien plus fâcheux ; & ilsattaquent les ouvriers ouïes voyageurs , qui fontlong- temps expofés à lardeur.Ceft alors que le maleft porté à fon plus haut degré, & que les ma-lades meurent Couvent fur la place. Dans les payschauds, cette caufe tue plulieurs perfonnes dansles rues, & fait de grands ravages dans les ar-mées en marche & dans les fieges. Lon en voitde trilles effets dans les pays tempérés. Aprèsavoir marché tout le jour au foleil , un hommetomba en léthargie , & au bout de quelquesheures mourut avec des fymptomes de rage. Jaivu un couvreur , un jour très-chaud , fe plaindreà fon camarade dun violent mal de tête quiaugmentoit de minute en minute ; au momentou i! voulut fe retirer , il tomba mort & fat pré-cipité. Cette caufe produit très - fréquemmentdans les campagnes des phrénéfies très-dange-reufes, que le peuple appelle fievres chaudes.Lon en voit plufieurs toutes les années.

fy 154. Leffet du foleil eft encore plus dange-reux, fi lon y eft expofé pendant le fommeil. Deuxfaucheurs sendormirent fur un tas de foin latête nue ; ayant été réveillés par les autres, ilschancelèrent, prononcèrent quelques mots quinavoient point de fens, & moururent. Quandleffet du vin & celui du foleil fe réunifient, ilstuent très-promptement ; & il ny a pas dan-nées quon ne trouve morts dans les cheminsdes payfans, qui étant ivres , vent tomber dansquelques çoins, ilspériflènt par une apoplexie

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