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douleurs qui viennent de carie ; & plufieurs per-formes , dans ce cas, fe font bien trouvées d’enfaire un ufage habituel ; ce remede ne peut pointnuire , il eft même utile pour les gencives. D’au-tres fe foulagent en frottant tout le vifage avecdu miel.
Ç. 139. La fécondé caufe , c’eft l’inflammationdu nerf dans l’intérieur , ou de la membrane àl’extérieur de la dent ; on la connoît par le tem-pérament , l’âge, le genre de vie du malade. Ceuxqui font jeunes , fanguins , qui s'échauffent beau-coup , ou par le travail , ou par les aliments &les boiflbns , ou par les veilles ou par d’autresexcès ; ceux qui étoient accoutumés à quelqueshémorragies , ou naturelles ou artificielles, &qui ne les ont plus, y font très-expofés.
La douleur vient ordinairement promptement,& foavent après quelque caufe d’échauffement.Le pouls eft fort & plein , le vifage alfez rouge,la bouche extrêmement chaude ; l’on a fouventbeaucoup de fievre , & un violent mal de tête ;la gencive s’enflamme , fe gonfle , & quelque-fois il s’y forme un abcès ; d’autres fois il arriveque l’humeur fe jette à l’extérieur , la joue enfle& la douleur diminue. Quand la joue enfle ,mais fans que la douleur diminue , c’eft alorsune augmentation , & non pas un changementde mal.
<$. 140. Dans cette efpece , il faut employer letraitement des maladies inflammatoires ; & re-courir à la faignée , qui ordinairement foulagefur le champ , li on la fait d’afl'ez bonne heurç.Après la faignée , on fegargarife avec l’eau d’or-ge, l’eau & le lait ; on applique fur la joue descataplafmes émollients. S’il furvient un abcès.,cm le fait mûrir en tenant prefque continuelle-ment dans la bouche , du lait chaud , ou desfigues cuites <&ns du lait ; & 4ès qu’il paroît