Maux de Dents. IOJ
de la membrane qui les enveloppe , ce qui en-traîne celle de la gencive.
3 0 D’une humeur catarrale froide qui fe jet-te fur ces parties.
(). 138. Dans le premier cas , la carie ayantmis le nerf à nu , l’air , les aliments, tes boitions,l’humeur même de la carie , l’irritent, &C cetteirritation produit des douleurs plus ou moinsviolentes ; tout ce qui augmente le mouvement,comme l’exercice, la' chaleur, les aliments, peutproduire le même effet.
Quand la dent eff. extrêmement gâtée , il n’ya-point de remede que de l'arracher, fans quoiles douleurs continuent , l haîeine devient puan-te, la gencive fe perd , les autres dents , & (ou-vent meme la mâchoire fe carient ; d’ailleurs elleempêche l’ufage des dents voiiines , qui fe cou-vrent de tartre & périflent.
Quand le mal eft moins confidérable, on peutquelquefois en arrêter les progrès , en brûlantla dent avec un fer chaud , ou en la plombantfi elle en eft fufceptiblc. L’on fe fert très-fouventde différentes liqueurs & même d’eau-forte &d’efprit de vitriol ; mais ces remedes font extrê-mement dangereux Sc doivent être bannis. Sil’on craint les opérations que je viens d’indiquer,on peut employer l’etfence de girofles, dans la-quelle on trempe un coton qu’on applique furla carie , ce qui foulage fouvent pour affez long-temps. L’on emploie auiïi une teinture d’opiutnappliquée de la même façon , & l'on peut mêlerces deux remedes enfemble à dofes égales. J’airéuffi plu fleurs fois avec la liqueur minérale ano-dine d’HoFFMAN ; elle paroît pendant quel-ques inftants augmenter la douleur , mais le fou-lagement vient ordinairement après qu’on a cra-ché quelquefois. Un gargarifme fait avec l’argen-tine bouillie dans de l’eau , foulage fouvent les
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