Ulcéré. 95
Dans quelques fujets il n’y avoit pas de lymp-tomes inflammatoires, & le mal dépendoit uni-quement d’embarras putrides dans les premièresvoies ; quelques malades même rendoient desvers ; alors je n’ai point fait de faignées , maisle remede vomitif produifoit dans le commence-ment un excellent effet, & tous les fymptomesdiminuoient fenfiblement ; la fucur lurvenoitnaturellement, & le malade guérifloit au boucde quelques jours.
119. Il y a eu quelques endroits dans lef-quels il n’y avoit aucun caractère d’inflamma-tion , & où il ne falloit point de faignées ; cel-les qu’on faifoit réuiïïfibicnt mal.
Je n’ai point fait Aligner d’enfants. Les véfï-catoires, après l’évacuation des premières voies,& beaucoup de délayants, étoient leurs reme-des. Une fimple infufion de fureau & de tilleula fait beaucoup de bien à ceux qui en ont buabondamment.
éj. 110. Je fais qu’il eft mort dans quelquesvillages un grand nombre de malades, avec uneenflure de col prodigieufe. Il en eft auffl mortquelques-uns en ville ; entr’autres une fille devingt ans, qui n’avoit pris que des fudorifiqueschauds & du vin rouge , & qui mourut dès lequatrième jour avec des fuffocations violentes ,perdant beaucoup de fang par le nez. Du grandnombre que j’ai vu , il n’en eft mort que deux.L’une étoit une petite fille de dix mois ; elleavoir eu l’ébullition, qui rentra tout-à-coup : cefut alors qu’on m’appella ; mais il s’étoit fait undépôt fur la poitrine , & rien ne put la fauver.L’autre étoit un garçon robufte de dix-fept à dix-huit ans, chez lequel la maladie s’annonça d’a-bord aflez violemment. Elle fe calma cependant,& la ficvre étant prefque entièrement finie , lesTueurs qui commençoient à_ venir l’auroient gué-Tome_ I, K