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de * & il l’eft ; cependant les balfàmiques qu’onordonne , ne fe digèrent peut-être guere mieuxque le lard. La poudre N° 14 tient tout ce queles balfamiques promettent ; elle n’a aucun deleurs inconvénients, & elle a toutes les qualitésqu’on leur fuppofe ; mais il ne faut pas la don-ner dans le temps qu’il y a encore de l'inflamma-tion , ou qu’elle furvient de nouveau , & ilnefautmêler aucun autre aliment au lait.
Ce fameux remede, nommé ïantüthique , n’apoint non-plus dans ces cas les vertus qu’on luifuppofe. Je m’en fers très-fouvent, dans quelquestoux opiniâtres des enfants, avec le lait, & alorsil eft très-utile. Mais j’en ai rarement vu deseffets fenfibles chez les grandes perfonnes ; &dans ces cas je craindrois qu’il ne fît du mal.
84. Si au lieu de crever intérieurement, lavomique creve extérieurement, le pus s’épanchedans la poitrine. L’on connoît que cela eft ar-rivé par le fentiment du malade qui apperçoit unmouvement fingulier , accompagné allez ordi-nairement d’une défaillance ; l'opprefïïon & l’an-goiflè finiflcnt fur le champ , la fievre diminue ,la toux continue cependant ordinairement, maismoins violente & fans aucune expectoration. L’a-mendement ne dure pas long-temps , parce quele pus augmentant tous les jours & devenant plusâcre , le poumon fe trouve géné , irrité , ronge',La difficulté de refpirer , la fievre , la chaleur ,la foif , l’infomnie , le dégoût, la maigreur , re-viennent avec ptufieurs accidents qu’il eft inutilede détailler ici , & fur-tout de fréquentes foi-blellès. Le malade doit être au régime qui retar-de tes progrès du mal aufli long-temps qu’il eftpoflible ; mais il n’y a point d’autre remede qued’ouvrir la poitrine entre deux côtes, pour éva-cuer par ce moyen ce pus , & arrêter les défor-dres qu’il oeçaftonne. C’eft ce qu’oa appelle l’a-