5 <5 ; Inflammation ’
peu abondantes & rouges dans le commencement j;plus abondantes , moins rouges , & dépotantbeaucoup de fédiment dans la fuite^fréquemmemde l’altération , quelquefois des envies de vomirdans le commencement, qui en impofent à genspeu inftruits , ont fouvent porté à donner unémétique qui eft mortel , fur-tout à cette épo-que (i) : une chaleur univerfelle ; un redouble-ment prefque tous les foirs , pendant lequel latoux eft plus aigre & lés crachats moins abon-
( r ) Lorfqne l’inflammation de poitrine eft Ample , fansaucun amas d’aliments corrompus 6 c de glaires dans l’efto-mac, ce qu’on connoît par l’abfence des fyinptomcs fui-vants, les émétiques font un rcmede très-nuifible j en irri-tant & mettant Teftomac en convulfîon-, ils augmentent la 'fievre , la chaleur , la couenne inflammatoire du fang.& lamaladie ; mais lorfque des envies de vomir fréquentes &preflantes > une amertume dans la bouche > des renvois ai-gres & glaireux , une langue falie & humide , joirits à unenourriture trop fucculente & trop abondante, une vie fé-dentaire dans un air chargé de vapeurs aqueufes qui facilite"peu les digeftions & la tranfpiration , pendant que le ma-lade jouilloirdc fa lamé , annoncent que les amas de<maticreputride dans l’eftomac font la caufe de la plus grande partie 'des fymptomes 5 de petites dofes de Kermès minéral, ou àfon défaut de tartre ftybié , mêlés , fl l’on veut en adoucirencorel’a&ion,avec un peu demanne , qui excitent enmêmctemps la fueur, font un remede auffi admirable que dan-gereux dans le cas précédent. Il eft même des épidémies,des pays, (comme à Lyon où on mange beaucoup , où lesbrouillards fréquents relâchent les fibres, ialentiflent latranf-piration & les digeftions ), dans îefquels cette putridité despremières faignées eft fouvent trcs-tuile. Mais nous ne de-vons pas craindre de le dite , ondonne dans cette ville beau-coup trop fréquemment de trop, hautes dofes d’émétique.On ne diftingue point aft'ez les cas où il convient ,.de ceuxoù il eft -nuifible^ on le place par-tout dès j es commen-cements , parce qu’accoutumé à voir de la putridité-, oncroit toujours la retrouver ; la moindre naufée en impofe,jette, dans une erreur quelquefois funefte 5 elle le feroitencore plus dans les campagnes > .où une vie fobre , uaexercice continuel aüiircnt que les digeftions font commu-nément faciles.