54 Régime dés Convalefcerus.
troifieme jour' , & même plutôt 11 l’on voyoicque la conflipation leur occalionnàt de la cha-leur , des gonflements , de l’inquiétude, desmaux de tête.
10. S’il leur refte beaucoup de foiblefie , fll’eftomac efi: dérangé, s’ils ont de temps en tempsun peu de fievre , ils prendront trois- prifes parjour du remede N° 14 , qui rétablit les digeftions ,rappelle les forces & chalfe la fievre.
11. Il ne faut pas qu’ils reprennent trop têtleur travail. Cette tnauvaile coutume empêchejournellement plusieurs payfans de. fe remettrejamais, parfaitement, bien , & de reprendre leurspremières forces. Pour n’avoir pas fu fe. repoferpendant quelques jours , ils ne redeviendront ja-mais aufli robuftes ouvriers qu’ils l’étoient au-paravant ^ & ce travail précoce leur fera per-dre dans la fuite , chaque, femaiue de leur vie.,plus de temps qu’ils n’en ont gagné une feulefois. Je vois tous les jours des laboureurs, desvignerons, des manœuvres languiflants yprefquetous datent le commencement de leurs langueursdepuis quelque maladie aiguë , qui par le manquede ménagement dans la convalefeence , n’a pasété bien guérie. Un repos de fept ou huit joursde plus leur aurait épargné toutes ces infirmités ;mais c’eft ce qu’on a peine, à leur ftire com-prendre. Le peuple dans ce cas & dans beaucoupd’autres , ne fait calculer que pour le jour, &n’étend point fes vues au lendemain ; il ne faitfaire aucun ûcrifiee à l’avenir ; il en faut çepetï"dant pour fe le rendre favorable..