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pas le lire ; un plus grand nombre , quelque Am-ple qu’il l'oit, ne le comprendrait pas : mais jele dcltine aux perfonnes intelligentes & charita-bles qui vivent dans les campagnes , & qui, paruneelpece devocation de la Providence, liant ap-pelles à aider de leurs confeils tout le peuple quiles environne.
L’on fent aifément que j’ai en vue première-ment Meilleurs les Curés : il n’y a point de vil-lage, de hameau , de maifon foraine dans tout lepays , qui n’ait droit à la bienfaifance d’un d’en-tr’eux ; ik je fais qu’il en ell un grand nombre ,qui touchés du trille fort de leurs ouailles mala-des , & effrayés des horreurs de leur lituation ,ont déliré cent fois d’étre à même de pouvoir leurdonner des foins pour le corps , dans le tempsmême qu’ils les difpofent à fe préparer à la mort,ou à tirer parti de la maladie, pour vivre dans lafuite plus laintement. Je me féliciterai fi ces Ec-cléfialliques refpectables trouvent ici quelques l'e-cours , qui puilîènt leur aider à fatisfaire leurs in-tentions bienfaifantes. Lerefpeét, l’amour de leurtroupeau,leurvocation àde fréquentes vifitesdansles maifons , le devoir qui leur eft impofé de dé-truire les préjugés fâcheux & la fuperftition , leurcharité, leurs lumières, la facilité que leurs con-noiflances phyfiques leur donnent a faifir toutesles vérités de ce petit ouvrage , font autantde raifons qui me perfuadent qu’ils auronttoute l’influence poflible fur la réforme qu’ileft à fouhaiter de faire dans la médecine dupeuple.
J’ofe en fécond lieu compter fur les Seigneursde parodie , dont les confeils , extrêmementrefpeéfés par leurs paroiiïïens , font fi propres àdécréditer une mauvaife méthode, 8c à en ac-créditer une nouvelle, dont ils faifiront aifémenttous les avantages. Les fréquents exemples que