xij PRÉFACE
au lieu de travailler moi-même les articlesqu’il a traités, c’eft uniquement pour rendrel'ouvrage uniforme & éviter cette bigarureinévitable quand on réunit l’ouvrage de deuxperfonnes ; d’ailleurs il n’a rien dit des arti-cles qui occupent la plus grande partie de cechapitre , les évanouiflements, les fuites dela peur, & les vapeurs nuifibles.
Je dois avant que de finir, me juftifier au-près d’un grand nombre de perfonnes trèî-refpedfcables, dans ce pays ou dans l’étranger y& aux demandes defquelles je ne me refufequ’avec un vrai chagrin, fur ce que je n’aipas fait les additions qu’elles défiroient ; maiscela eft impoffible, puifque toutes avoientpour objet des maladies chroniques, qui for-tent abfolumentde mon plan, auquel j’ai dûme tenir exaétement attaché par plufieurs rar-fons. La première , c’eft que mon but a étéde remédier aux abus qui fe commettent àla campagne dans le traitement des maladies-aiguë’s , & d’indiquer la vraie maniéré de trai-ter ces maladies qui ne permettent pas d’at-tendre les fecours, eu de tranfporter les ma-lades pour aller fe faire examiner dans lesvilles. Les maladies chroniques font, il eflvrai, fujettes à être mal traitées dans lescampagnes ; mais on a le temps & la facilitéde conduire les malades dans les villes ou defaire venir des fecours ; d’ailleurs elles y fontbien moins fréquentes que celles dont j’ai par-lé , & elles deviendront encore plus rares,dès qu’on traitera mieux les maladies aiguës >■dont elles font prefque toujours la fuite»