vil) PRÉFACE
point mon cas, & j’ai fenti, comme je le de-vois, ce plaifir d’amour-propre, bien légiti-me pourtant , puifqu*il eft la bafe de l’ému-lation , qui fait que tout homme efl flattéquand il eft applaudi. J’en ai éprouvé un bienplus vif, comme ami de l’humanité , en ju-geant par le fuccès de cet Ouvrage, de l’ef-fet qu’on pouvoit s’en promettre ; effet quipalfe beaucoup mes efpérances , & me remplitde cette joie que tout homme honnête éprou-ve quand il peut en foulager d’autres. Enfinj’ai reflenti dans toute fon étendue, celui quedoivent procurer à toute perfonne qui penfe,les marques publiques de l’approbation & dela bienveillance de fon Prince, en recevantla médaille précieufe que l’IllustréChambre de Santé de la Répu-blique de Berne me fit remettre peude mois après la publication de cet Ouvrage,avec une lettre plus précieufe encore, dans la-quelle elle m’affuroit de la fatisfaciion ex-traordinaire avec laquelle elle l’avoit vu pa-roître ; circonftance que je ne pouvois taireici fans un excès de vanité & d’ingratitude,& qui a été un motif bien puiflant pour m’a-nimer à donner tous mes foins à cette nou-velle édition , dans laquelle j’ai fait plûfieurschangements qui la rendent fort fupérieure àla première , & dont je rendrai compte enpeu de mots, après avoir dit quelque chofede celles qui ont paru ailleurs.
La première efl; celle que les LibrairesHeidegger publièrent en Allemand à Zu-rich , il y a un an. J’aurois été très-fiatté de