370 NOUVELLES expériences
leurs racines carrées, la pièce et l’angle de projection étant les mêmes. En
rapprochant ce résultat de celui que nous avons trouvé dans l’article précé-
LONGUEUR.
PORTÉE.
PORTÉE.
PORTÉE.
pieds.
pouc.
yards.
yards. *
yards.
10
6
2486
2614
2406
10
O
2 . 5 jO
2 . 53)2
2436
9
6
2633
256 o
2600
9
0
2796
2494
2563
8
6
2586
2490
2466
8
0
2438
■2470
2453
Les longueurs sont mesurées en pieds et pouces , et les portées en yards , dont chacunvaut trois pieds anglais.
En 1757 , l’auteur 11e savoit pas avec quelle charge 011 avoit tiré ces pièces ; il se doutoitseulement que ce devoit être avec seize livres de poudre. En 1780 , il paroît qu’il avoit acquisdes renseignemens plus sûrs ; car il affirme positivement que c’est cette charge qui a étéemployée, et il ajoute : «D’un grand nombre d’épreuves, on a pris les trois plus longues
» portées de chaque pièce ,* telles qu’on les voit dans le tableau. On s’est déterminé
y> pour la longueur de 9 pieds 6 ponces, quoique la première et la dernière portée de celle
» de 9 pieds soient les plus fortes de leurs colonnes. Si on examine ces épreuves avec
» attention, poursuit-il, on trouve qu’on ne peut en rien conclure ; car il n’existe pas» deux canons d’un calibre égal, et la moindre différence à cet égard peut en causer une33 très-considérable dans les portées : il n’en existe pas deux où la lumière soit placée33 de la même manière ; ce qui est d’une très-grande importance. 33
Nous partageons l’opinion de l’auteur sur les résultats de ces épreuves , sans avoir ce-pendant absolument les mêmes raisons que lui. Nous pensons d’abord qu’au lieu de prendreles trois plus longues portées de chaque pièce , il eût mieux valu prendre les moyennessur toutes pour chacune; mais nous observons que les différences énormes que le tableauprésente entre quelques-unes de ces trois plus grandes portées , prises sur un très-grandnombre , par exemple, entre la première et la seconde de la pièce de 9 pieds de long rne sont pas propres à inspirer beaucoup de confiance dans la précision des épreuves parles portées en général, et donnent lieu de croire que c’eût été encore bien pis , si, comme 1a fait Hutton, on nous eût fait part de tous les résultats, grands cru petits, pour en prendre-les termes moyens. 2 0 . Nous sommes étonnés que l’auteur, en 3780 , eut l’air de penser que