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Nouvelles expériences d'artillerie
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d'artillerie.

EXPÉRIENCES DE 1784.66 . Mercredi 21 juillet 1784.

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UL

Dans le cours de nos opérations de lannée précédente , nous avionséprouvé plusieurs inconvénient de différentes parties de notre appareil.Nous avons cherché à y remédier autant que possible. Pour mesurerle temps que duroit un certain nombre doscillations du pendule ou dela pièce de canon , nous nous étions servis en même temps dune montreà secondes et dun simple pendule à demi-secondes , fait dune balle deplomb suspendue à un fil de soie ; mais quelquefois ils ne saccordoientpas ensemble : nous avions trouvé que les axes de rotation de notrependule et de la pièce de canon nétoient pas encore aussi exempts defrottement que nous laurions désiré. Mais ce qui nous avoit donné leplus de peine , cétoit le ruban dont nous nous étions serais pour me-surer létendue des oscillations. Mouillé par la pluie , agité par le vent,sembarrassant quelquefois dans les parties de la machine , il jetoit del'incertitude et de lirrégularité dans les mesures.

Nous avons employé le commencement de cette année à corriger cesdéfauts et quelques autres moins importans de nos machines. Nous avonsajouté à notre montre à secondes et à notre pendule, une autre montrequi marquoit les quarantièmes de seconde. Nous sommes ensuite par-venus à détruire tout - à - fait le frottement de nos axes , en faisanttourner leurs tourillons dans des boîtes dune construction toute parti-culière. Que lon imagine la moitié dun cylindre creux, de deux outrois pouces de long, coupé suivant son axe , et dun diamètre tantsoit peu plus grand que les tourillons quil doit recevoir 5 il est évidentjusque- , que le diamètre du tourillon et celui de la boîte étant iné-gaux , ils ne doivent avoir dans loscillation quune seule ligne de contact.Si lon imagine ensuite quà partir du milieu de la longueur, le cylindrealloit en sélargissant petit à petit jusquà ses deux extrémités , de manièreque le milieu étoit le plus étroit : on voit que laxe ne touchoit laboîte que dans ce point du milieu seulement. On avoit en outre donnéau-dessous des tourillons un peu de la forme des couteaux du fléau dunebalance. Le frottement étoit devenu insensible au bout même dun grandnombre doscillations. Alors, pour trouver le nombre doscillations que