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NOUVELLES EXPERIENCES
DES EXPÉRIENCE
35. Nous allons actuellement rapporter les expériences telles qu’ellesont eu lieu jour par jour, en expliquant les procédés qui y ont étéemployés et le succès bon ou mauvais qui a suivi chaque essai et chaquemanière d’opérer. Par ce moyen , chacun pourra en calculer les ré-sultats , les combiner et en tirer des conclusions , selon les occasionsqui pourront se présenter. Nous ne ferons que peu de remarques surles expériences de chaque jour, pour les expliquer, quand cela pourraêtre nécessaire , nous réservant de rassembler les principales consé-quences qu’on pourra en tirer après la lin des expériences, pour lesprésenter avec plus de méthode et de liaison emtr’elles.
Ayant donné toute la perfection possible aux machines , nous nou$procurâmes vingt barils de la poudre du Gouvernement, sortans tousde la meilleure manufacture , et nous les numérotâmes depuis i jus-qu’à 20 . On fondit exprès un grand nombre de boulets de fer bienronds et bien unis sur leur surface , on en fit varier un peu la gros-seur et le poids ; mais la plupart étoient presqu’égaux au diamètre del’aine des pièces , en sorte qu’il y avoit très-peu de vent. On mêla lapoudre uniformément , et chaque jour elle étoit pesée avec le mêmesoin , par le même homme , et enfermée dans des sacs de flanelle mince ,de grandeur à remplir exactement l’aine du canon. On fennoit le sacavec un fil lié immédiatement sur la poudre , et on le coupoit ensuiteau ras du fil, de manière à lui laisser le moins de queue qu’il étoitpossible. On enfonçoit la charge doucement dans la pièce, et au moyendes divisions en pouces et lignes qu’on avoit marquées sur les hampesdes refouloirs, on réduisoit toujours les mêmes charges de poudre àoccuper à peu près le même espace. On mettoit le boulet par-dessussans se servir de bouchons , on le faisoit tenir en place au moyen d’unfil fin qir’on croisoit deux ou trois fois autour , et qui, vu la petitequantité de vent, suffîsoit pour le faire adhérer aux parois de la pièce.Celle-ci étoit pointée horizontalement et perpendiculairement à la facedu pendule qui se trouvoit à 35 4- pieds des tourillons ; on la nettoyoitavec soin après chaque coup que l’on tiroit en perçant le fond de lacharge par fa lumière, et en mettant le feu au moyen d’un petit tube.
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