2,4 N O U V K X, h E S EXPÉRIENCES
Celle-ci doit être plus grande que l’autre , à cause de la résistance quel’air oppose au boulet pendant son passage de la bouche du canonau pendule. Quoique ce passage soit fort court, et que le fluide élas-tique de la poudre poursuive et presse encore le boulet à quelque dis-tance de la bouche de la pièce , et que par-là il contrebalance jusqu’à
un certain point la résistance de l’air, il est bon cependant d’examinerl’effet de cette résistance. Il est probable qu’elle causera une différenceentre la vitesse du boulet, calculée par l’oscillation du pendule et par
celle du canon -, et cette différence peut être un assez bon moyen de
calculer la résistance de l’air, particulièrement si le canon est placé àune distance considérable du pendule. L’oscillation du canon fera con-noître la vitesse avec laquelle le boulet part, et celle du pendule lavitesse avec laquelle le boulet arrive à lui.
3 o. Pour trouver la résistance que l’air ojipose au boulet danstous les cas , nous observerons d’abord que la résistance qu’éprouveun plan qui se meut perpendiculairement à sa surface , dans un fluideen repos , est égale au poids d’une colonne de fluide dont la hauteurseroit égale à celle d’où un corps grave devroit tomber, pour acquérir,par la pesanteur, la vitesse avec laquelle le plan se meut dans le fluide ,et dont la base seroit égale au plan. De sorte que appelant a la sur-face du plan , v sa vitesse , n la pesanteur spécifique du fluide , et h
étant n: 16.09 pieds ; la hauteur due à la vitesse v étant Z-L', la résis-tance totale m sera ~
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Appelons Z) le diamètre du boulet, supposant K ~ 0.7854, nousaurons a ~ KD 2 pour la surface du grand cercle du boulet, et con-quemment m ~ — — sera la force retardatrice qui agiroit sur la surfacedu grand cercle du boulet j mais la résistance que le boulet éprouve
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n’est que moitié de celle qu’éprouveroit son grand cercle : cette résis-tance oula force retardatrice qui agit sur le boulet n’est donc que KnD v
et si b exprime le poids du boulet, la force retardatrice simple seraque nous appellerons f
La solidité du boulet ~ ^ K D z ; appelons N sa densité ou pesanteurspécifique, son poids b ~ j KD Z N, conséquemment la force retarda-
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trice, que nous ayons appelée /ou y " —5-7— X
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