d’ A a T X L L E A I E.
2.'i
Et encore (continue ici M. Hutton) peut-on supposer que cet effet,tout petit qu’il est, est compensé par la manière cle déterminer le nombred’oscillations faites par le pendule en une seconde. Ce nombre et lacorde de l’arc décrit sont tous deux diminués par la résistance de l’air ; maisl’une de ces quantités étant multiplicateur dans la formule de la vitesse ,pendant que l’autre est diviseur , il y a ici la même compensation quenous avons trouvée par rapport au frottement des tourillons de l’axe.Ces deux effets peuvent donc très-bien se négliger, comme étant insen-sibles dans tous les cas.
28. La troisième cause apparente d’erreur dans notre formule estle temps que le boulet emploie à communiquer son mouvement aupendule. Nous sommes partis du principe que cette communication se fai-soit en un instant, ce qui n’est pas tout-à-fait exact; elle se fait pendanttout le temps que le boulet emploie à pénétrer dans le bois. Ce temps
peut à peine s’élever jusqu’à ^ de seconde, et peut par conséquent fortbien se négliger.
Nota. « (Pour les mêmes raisons dont nous avons parlé tout à l’heure,» nous renvoyons encore à la fin de l’ouvrage à la note (B), des calculs3» par lesquels M. Hutton prouve que, dans une des expériences dont il33 sera rendu compte, un boulet lancé avec une vitesse de i 5 oo pieds par33 seconde, ayant pénétré de 14 pouces dans un bloc de bois d’orme bien33 sec et bien sain, n’a employé pour cela que — de seconde. On trou-33 vera aussi dans ces calculs la démonstration que la vitesse que le pen-3> dule reçoit du boulet est la même, à quelque profondeur que le boulet33 pénètre dans le bois, et ne diffère en rien de celle qu’il recevroit si le33 boulet ne pénétroit pas du tout : de sorte que cette vitesse est absolu-33 ment la même, soit qu’on la suppose communiquée en un instant in~33 divisible, ou dans un petit espace de temps.) 33
Nous pouvons conclure de tout cela, dit M. Hutton, que le tempsde l’enfoncement du boulet n’apporte aucun changement au résultat dela formule de vitesse que nous avons trouvée ; et comme nous avonsvu que le frottement des tourillons de l’axe de rotation , et la résis-tance de l’air au mouvement du pendule , ne peuvent causer aucuneerreur sensible , nous pouvons croire, sans craindre d’erreur, que notreformule donne la vraie vitesse avec laquelle le boulet frappe le pendule.
29. Mais ce n’est pas la vitesse avec laquelle le boxilet sort du canon.