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Nouvelles expériences d'artillerie
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22 NOUVELLES EXPERIENCES

trois ou quatre circonstances qui peuvent paroître causer quelquerreurdans la vitesse quelle donne : t ce sont le frottement de laxe , la ré-sistance que lair oppose au mouvement du pendule , le temps que leboulet emploie à pénétrer dans le bois, et la résistance quil oppose auboulet pendant son passage du canon au pendule.

Quant à la.première, savoir le frottement des tourillons de laxe derotation, on peut observer que leffet quil peut produire ne peutjamais être assez considérable pour entrer en ligne de compte dansnos expériences. En effet , indépendamment de ce quon a pris soinde diminuer ce frottement autant quil a été possible , leffet de ce quipeut en rester se trouve à peu près compensé par le retardement quilcause dans le mouvement du pendule , et la diminution du nombre ndoscillations par minute : de sorte que la corde c de larc doscillation,et le nombre n de ces oscillations recevant tous deux à peu près lemême degré de diminution de la même cause, et c se trouvant mul-tiplicateur dans la formule pendant que n est diviseur, il est évidentque le frottement agit dune manière opposée dans les deux cas, et quela différence de ces deux effets pourroit seule causer quelquerreur dansle résultat de la formule, erreur qui, comme on voit, se réduit à rienou à peu près.

27, La seconde cause apparente derreur est la résistance que lairoppose au mouvement du pendule. Cette résistance empêche le pen-dule de décrire un arc aussi étendu quelle le feroit, si elle nexistoitpas; la corde mesurée est plus petite quelle ne devroit être réellement,et conséquemment la vitesse du boulet, calculée daprès cette corde, doitêtre moindre que nest réellement cette vitesse au moment le bouletfrappe le pendule ; mais le pendule étant fort pesant et son mouvementtrès-lent, la résistance que l'air lui oppose ne peut être quinfinimentpetite.

Nota. « ( Pour ne point éloigner trop long-temps lattention du lecteur« de lobjet principal, nous renvoyons à la Jîn de louvrage des calculs» par lesquels notre auteur prouve que la diminution que la corde peut

éprouver par la résistance de lair nest que denviron de cette corde,

» ce qui, lorsque la vitesse du boulet seroit de 2000 pieds, donneroit à peu près un demi-pied derreur. On trouvera ces calculs dans la note33 A. ) «

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