Druckschrift 
Nouvelles expériences d'artillerie
Entstehung
Seite
7
Einzelbild herunterladen
 

daR.TIXIjEB.IE.

7

7°. Les effets résultans

Des bouchons $

Des clifférens degrés de force dans le refoulement ;

Des différentes quantités de vent ;

Des différentes positions de la lumière ;

Des chambres , des tourillons, et de tous les autres objets dont laconnoissance peut intéresser le service de lartillerie.

De la nature des expériences et des machines qui y ont été employées.

6. La plupart des résultats dont on vient de parler dépendent dela vitesse avec laquelle le boulet sort de la bouche de la pièce. Lobjetessentiel des expériences doit donc être de découvrir cette vitesse danstous les cas, et particulièrement dans ceux qui se rencontrent le pluscommunément dans la pratiqué de lartillerie. Cette vitesse est fortgrande , puisquelle est de mille à deux mille pieds et plus par seconde.Pour lestimer convenablement , il faut commencer par la ramener àêtre dans une proportion connue avec une beaucoup moindre. Onconçoit que cela peut se faire en supposant que le boulet projeté avecune grande vitesse frappe quelque objet très-pesant, comme un gros blocde bois , duquel il ne rebondisse point ; de sorte quaprès le choc ilscontinuent leur marche tous deux ensemble avec une vitesse commune.Il est clair quen donnant au corps frappé une masse assez considérable,on peut réduire la vitesse primitive du boulet en toute proportion , età une vitesse telle quon puisse la mesurer commodément. On sait,en effet, qualors la vitesse avec laquelle le boulet et le bloc de boisse meuvent ensemble , est à la vitesse du boulet, avant le choc, commela masse du boulet est à celle du boulet et du bloc réunis. On peut,par ce moyen, réduire des vitesses tle mille pieds par seconde à dautresde deux ou trois pieds seulement : en mesurant ces dernières par desmoyens convenables , et les multipliant par le rapport des masses réu-nies du boulet et du bloc à celle du boulet , on trouve les vitessesdu boulet avant et au moment du choc.

7. Ces vitesses réduites peuvent se mesurer facilement par un moyensimple et ingénieux, imaginé par Robins. Au lieu de laisser le bloc debois frappé par le boulet se mouvoir librement dans la direction dumouvement du boulet, on le suspend comme la lentille du pendule