Druckschrift 
Nouvelles expériences d'artillerie
Entstehung
Seite
3
Einzelbild herunterladen
 

«

d A R T I L I. E R I E. 3

riences dont jai parlé plus haut, cette connoissance est le seul guide quipuisse nous diriger sûrement dans le choix des quantités de poudre ,du poids des boulets , du calibre et de la longueur des pièces à em-ployer ; elle est aussi un fort bon moyen déprouver la force de diffé-rentes espèces de poudre (1). Il semble quil ne reste plus rien à desirersur le mouvement et les portées des projectiles, que la connoissance deseffets de la résistance du milieu.

2. Dans cette suite dexpériences je comparai les effets de différentesquantités de poudre , depuis deux jusquà huit onces , des boulets dedifférens poids , de leurs différentes grosseurs , du plus ou moins de ventqui est la différence entre le diamètre du boulet et celui de la pièce ;je trouvai que tous ces objets suivoient des lois constantes et certainesdans toute létendue des expériences : chaque jour , après quelles étoientfaites , on en tiroit les conclusions , et on faisoit voir les raisons pourlesquelles, dans certains cas , la vitesse différoit , ainsi quelle devoitle faire , de ce quelle étoit dans dautres. On a donc lieu dêtre surprisque M. Tempelhof, capitaine dartillerie en Prusse , ait pu sy méprendre,lorsque , parlant des irrégularités de ces sortes dexpériences , il dit ,( page 216 du Bombardier prussien } imprinjé à Berlin en 1781) : «La» même chose arriva à M. Iiutton $ il la trouva de 626 pieds , et le» jour suivant de 973 , toutes les circonstances étant dailleurs égales. »Ces derniers mots font voir que M. Tempelhof navoit point lu, ou navoitpas entendu la raison de cette différence remarquable, raison très-suffisante.Il est expressément observé à la page 71 de mon Mémoire, inséré dansles Transactionsphilosophiques , que toutes les circonstances nétoient paségales , que lun des boulets étoit beaucoup plus petit que lautre , et

(1) Le pendule de Roblns seroit, sans contredit, un excellent moyen déprouver lapoudre 5 mais cest un instrument qui demande des mains exercées à le manier. Trop deconsidérations différentes entrent dans le calcul de ses effets, pour quil ny eût pas lieude craindre quune ou plusieurs , négligées ou mal employées , nentraînassent dans deserreurs considérables ceux qui seraient appelés à en faire usage. Sous ce point de vueléprouvette à pendule de dArcy lui seroit préférable ; mais notre mortier dépreuve estencore plus simple , et remplit fort bien lobjet. Dans lépreuve des poudres , il sagitde comparer celle que lon présente à la réception avec celle dont la force est connue ,et nous trouvons ce rapport avec précision dans la racine carrée de la portée de léprouvette jle grand poids du projectile et son peu de vitesse permettant de supposer que la résis-tance que lair lui oppose est petite , et la même dans tous les cas dépreuves.