4 NOUVELLES expériences
qu’il avoit la moindre vitesse, celle de 626 pieds , f parce qu’un bouletplus petit ayant plus de vent , donne lieu à une plus grande perte defluide élastique. Au contraire , les vitesses , dans cette suite d’épreuves,avoient plus d’uniformité, plus de similitude qu’on n’auroit dû en at-tendre de premières épreuves, faites avec des machines d’un aussi grandvolume. On a tiré de leur ensemble les conclusions suivantes :
i°. Ces expériences prouvent que l’inflammation de la poudre estpresque instantanée , puisque la presque-totalité des charges s’enflammedans des temps extrêmemement courts.
2 °. Les vitesses communiquées à des boulets de même poids avec dif-férentes quantités de poudre sont à peu près en raison des racinescarrées de ces quantités , une petite différence en moins ayant lieulorsque les charges deviennent considérables.
3 U . Des boulets de différens poids , chassés avec différentes chargesde poudre, en reçoivent des vitesses qui sont à peu près dans laraison inverse des racines carrées de ce poids.
4 °. De sorte qu’en général les vitesses imprimées à des boulets dedifférens poids par différentes charges de poudre , sont à peu prèsen raison composée de la directe des racines des charges, et de l’inversedes racines des poids.
5 °. Il résulte de-là qu’il y auroit beaucoup à gagner pour l’artillerieà faire usage de boulets allongés ou d’une matière plus pesante, puis-qu’à charge égale de poudre la force des boulets croît comme la racinecarrée du poids de ces boulets (1).
6 °. Il y auroit aussi de l’avantage à diminuer le vent : on pourvoit
(1) Il est cependant bon de rappeler que le procès-verbal des épreuves de 1775, des-quelles M. Hutton tire toutes ces conséquences , fait voir que les boulets longs ont desinconvéniens dont il ne parle point ici.
On y lit, à l’article des épreuves du 3 juin, les seules où on ait fait usage des bouletsde cette forme : « Les quatrième et cinquième coups ont été tirés avec des boulets longs, d’une» forme spliérico-cylindrique , ou composée d’un cylindre terminé à chacune-de ses bases» par une demi-splière , la longueur étant double du diamètre. Au quatrième coup le» boulet long frappa le pendule par son côté ; son entrée dans le bois avoit la forme33 de sa section longitudinale , l’axe étant placé verticalement. Le dernier boulet entra33 obliquement dans le bois : il y a apparence qu’en pénétrant dans le bloc , son ex-33 trémité antérieure a rencontré un boulet qui y étoit déjà logé , puisque cette extrémité-