PREFACE DE P ANDRE
MATTHIQLI, A V X STVDIEVX DE
LA MATIERE JttEDECINALI,
/ ie \ouloi fuyure la coutume de ceux qui deuant que comancer leurœuure, premièrement ils protefient ri auoir chofe en plus grande re-commandation que de feruir profiter a la \ie gf ytiltté de tous,certes à Ion droit ie le pourroifaire. Car de mefme ajfeiïion depu'umon ieune eage,tout le loifir que ïay peu auoir après auoir pansé lesmalades & "vaqué à mes affaires domeftiquesjc ïay tout employé a.lire les hures des bons aufteurs, à aquerir la connoijfance desfimples , ft) a écrire. Enquoy pour montrer a tout que t'auoy trauaille a cette intention de tout mon pouuoir,pei-ne g/ eftudeprofiter àlaï>ie humaine ïiay en tant qutlm'aetfépofiible,& de toute madiligence illuflré Diofcoride, & fait qu'il puijfe ejire manié de tous, yt quoy ma femblèbon premièrement de le traduire en Italien, y aiouter des commentaires aufiien Ita- commen»lien que ïauoi fait, aiant lors pins grand dejir d'aider d nos Italiens qu'aux autres ; car uircs en it<til y a peu d'dpotic air es en Italie, aufquels il appartient principalement de connoitre lamatière medecinale, qui entendent la langue Latine. Cet œuure alegrement entreprinsefiantparacheué,ie l'ay mis en lumière a la perfuafion de mes amis,à fin que le profit queie m efioi proposé de faire par ce mien trauail,ie le donnaffe a iouir aux homes, & pouren iuger. Mais fi le profit a efté tel que ie pretendoi, ïen laiffe le iugement aux autres.,
Cela fay ie bien [fi ie le puy dire fans \>ice )plufieurs de l'Italie Je iugement defquels iepréféré au iugement des autresyauoir eftiménos écrits, loué d'aufii bon cœur que nousmefme s qui les auons faits qu'ils ri ont efté inutiles ne malplaifans à nos Italiens.^4 l'exemple defquels nous auons efiéfort toy eux,tant de nos dits écrits, que du profit deceux aufjuels nous les auions baillés à lire.Depuis te riayeu moindre defir d'en faire plat-fir aux étrangers, fïj de tantplus, que l'ay entendu qu'ils trou ueroient fort bon fi te lesmettois en Latin. Donc pour gratifier les étrangers , pour faire aujù plaifir profit à commen*tous en ventral ( ce que ïay touiours eu en recommandation ) en ce peu de loifir que ïay Ulrts L4 *
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peu recouurer ,i ay traduit mes Commentaires en Latin. Jfttau auec le tems connoijjantque tous riauoient ejlc aidés par ma traduction Latine,parce qu il y en a plus en chaquenation qui font ignorans de la langue Latine, quefauans en icelle, tay fait des Herbiersparticuliers pour les ^Alemans Hohemes,imprimes en leur langue >auec desplus granspourtraits des plant es.Ce quils ont trouué bon à ce que ïentenfêj laiffera ïn tefmoigna-ge perpétuel à tous,que Jtâatthioli ejl nai pour faire le profit de toutes nations. ^Apre s cecerchantïn interprète François de noHre herbier, on nia apporté de Francfort V» 2)io-feonde traduit en François,pource ïay efié deliuré de cette peine,(efr fay bon gré au tra~duBeur qui en efi caufe. le ïeuffe aufii fait traduire en EJ]>agnol,fi ^ Andr. Lacuna neteufi défia fait. JftCau peut éfire (fi 2)ieu nous prefte plus longue "vie) que nous Herbiersfiniront de noilreboutique imprimés és langues fufdttes./ay écrit parcideuat que iauoymu en lumière des Commentaires Latins entiers fur Diofcoride, toute s fou non encoresbien digere^par moy. f ource maintenant ieles ay augmentez^en plus de mille lieux,cor-rige ^ en pUtfeurs,illufirésde beaucoup de pourtraits (3/plia beaux, mais "vous en faueurdefquels tayprins tant de peine,& fait de fi grans fi au,enferez^ luges équitables : car iene fay autre requefie a tous,finonque de mefme fincerité équité ils facent iugement
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A ugment4»tion de l'œuurc.