Hxcufe dece que M4f=thioli d re*prins plu*fleurs.
Aucrtiffe*ment au Lefleur.
L4 tradu*élio de Kueîprefiree 4toutes,
Correâiondu texte deKueU
PREFACE.
de mes Commentaires qu'ils Voudroyent qu'on fifl iugement de leurs écrits, ou delaquellenous duos entretins de les écrire. ZJray efl que ïay osé reprouuer les opinions deplufieurshomes fauansquelquefois reprendre affez^ aigrement, affauoir celles qui eHoient partrop corrompuespar topiniâtreté des ignorans f inueterees quon ne les pouuoit affe^déraciner. (je que ïay fait pour librement mettre en auant au profit de tous, tout ce quel'ay peupenfer,aquerir de fauoir,de lugemet tïJ perfection en lamedecine non fans gran-de peine ($/ trauail.Maisïay extrauaguéplus loin que ie ne vouloi,quafiiufques a de-clairer quelle a ejlé nojlreintention d'écrire ces Commentaires.Ce qui neuf ejlétrop horsde propos de faire,fi ie ne leuffe declairee ailleurs, fïf principalement en l'epifire prece-dente bien au long, laquelle mienne intention a eflétrouuee fi bone, qu'il n'efloit ia befoind'en parler en cet endroit. Maintenant il me faut auertir le LeBeur de ce que particu-lièrement appartient à cet œuure.lly a trois ebofes eniceluy ,le texte de Diofcoride ,nosCommentaires ,les pourtraits des plantes, d'y necbacune defquelles il me faut rendre rai-fon, dire librement,comment ie me fuy comporté en chacune d'iceUes.Quant au textede Diofcor. on pourra demander pourquoy iay préféré la traduBion de lean RuelÇMe-decin Françoh,ftf ettiméplus digne que toutes autres d'eflre leué) en mes Commentai-res, ueu que deux autres grans & fauans perfçnnages Hermol. 'Barba, ft) Marc ZJer-gile Florentin auoient fait cette mefme traduiïion.^A quoy ie reffon confeffe libre-ment que i'ayfuyui la traduBion de TLuel: mais que pour cela ie nay iamais meffrisé lesefforts des autres,amspluttofl admiré le trauail diceux, auquel ils ont aquis vn grandhonneur.Tout es fois iay fuyuiRuel, parce que fa traduBion ejl plus commune à tous,plus fouuent fe trouue entre les mains desfludieuxiiomt au fi que par le commun iuge-ment prefque de tout,principalement des Médecins,ell'efl preferee a routes autres de quelcommun iugement ïay Voulu fuyure. le fay bien que Ruel ejl aucune s foispar trop fuper-jlitieux,quiUilfe aucunesfois 2)iofcoride pour fuyure !? line,ou a raifon de lélegance Latine,ou incertain de la chofe traitteefuyuanten ce Théodore (jaze,qui enfait autant fou-uent en traduifant Theophrafte.Ce que bien connoiffant,combien que ïaie receu la tradu-Bion de Ruelfi efice que ie ne l'ay touiours fuy nie, ains pluttofi la fidélité des tresvieilstresbons exemplaires,ou d'Oribafe,ou l'experience des chofe s.Ou ïay changé quelquechofe,ie l'ay marque en la marge,enaucus ie n'y ai point mis démarqué en cette derniereimpreflion.^A ce faire iay ejlé fort aidé par ^Augier de Susbecke Flamand, qui a ettèduras fept ans ^slmbaffadeurpourl'Empereur Ferdinand,enuers t Empereur des Turcs.Lequelapporta auecluy de Confiantmople deux fort anciens exemplaires deT>iofcoridepour m en faire plaifir. L'vn defquels il auoit eu de ^Antoi. Catacuzene Patrice de Con-fiant inople-.l'autre d Vn certain trucheman de l'Empereur ( les Turcs lappellent Drago-man.) ?ar le moien diceux ï ai corrigé non feulement le Vulgaire exemplaire de Diofco-ride en plnfieurs endroits, ams aufi la traduBion de Ruel, comm'vnchacunpourra Voirpar les annotations que i ai mis en la marge. Etafnqu'vnchacun fceujldoù ï ai prins cescorreBions, à chacune d'icelles ïai appofé le nom de Çatac. Drago. & de mon exemplaire.Ce que les homesfauans & curieux de lafcience des plantes trouuerontfort bon.le n'ai doncpoint fait mettre le nom de 2tuel au contexte, pour n'efire Veu conuenir auecluidu nom,{£) fouuent de la chofe ejlre de luy difeordant, eflimant eflre affez^fiefaifoi entendre au sLeBeurs que ï ai fuyui la traduBion de Ruel, e» rendant dauantage raifon pour laquelleienevouloi touiours adhérer àfon opinion. Ce qu aiant bien fait,comme ie penfe,Venons aufécond point que nous auons maintenant a déduire, qui ejl de mes cornent aire s\ defquelsil Vaudroit mie us me taire,qu en dire peu,fi ie Vouloi refondre aux mocqueurs féj calum-niateurs. Car il y a vn tas de gens autourdhui, ftj croîfl tous les iours, qui nefont aucunfruit en ce monde-, toute sfois ils reprenentles autres, ils en deeraBent, (êf foulent aueclespieds. Mais ce ne font que calumniateurs,temeraires éhontés, qui ne s efl udient qu'a figalber des bons & des fauans. le fiai qu'il y a des gens de cette farine qui parpetisliuretsécrits contre nous, tachent d'obfcttrcir noz^ entreprinfes, fonde^feulementfur certaines
fophijlic