A H A V T ET P V I S-
S A N t SEIGNEVR MESSIRE
MARC DE BEAVFORT, CHEVALIERde l'ordre du Roy,Comte d'AIiais^Marquis deCanillac,Vicomte de Valerae, Seigneur Se Baron deBagnols,Ia Queulhe,Chafteauneuf>
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Guerines* ôcc,IEAN DES M O V L 1 M S
S.
Outes chofes requifes à ce qu'un efcrït mérité detomber entre les mains des hrnmes de bon effrit, &de leur elïre en bone recommandation ,fepeuuentjréduire a deux, ç eflafauoir au plaijîr & au profitquony prend Le [quelles deux chojès,fi onques on areceu de quelque Hure que ce foit, traduit de Grec,ou Latin, ou de quelque autre langue en François,certes on le receura de ceftui: de ce But, di-te, de< -JDiojcoride,tranJlate du Greco du Latin en langue Françoife,^ des amplesCommentaires de treffauant home M.T terre André Matthioli, tranflatésdu Latin en me fine langue. lepourroi plus amplement prouuer mon dire,fi teqjouloi di[courir de plufieurs écrits degrandéfltme, fjf bien haut louequi ont^efté de nofire tems imprimés en nofire dite langue, & auec iceux comparer ce_jnofire. Mais laiffant maintenant toutes comparai fions,ie parlerai feulement dugrand profit & pUifirquon peut tirer de ce prefient œuure:cobien quils foiewL>fi ioints & liés enfemble,quon ne peut borement parler de l'un fansj compren-dre l'autre. Premièrement ie croy quil ri y a perjone qui ne confieffe, que de tou-tes les commodités humaines, il ri y en a point, qui nous foit plus profitable, Gfplus neceffaire que la pinte de nofire corps.Que II'e(l la contemplation à laquelleon fauroit vaquer,quel meftter,quel art,quelle fciencepourroit-on exercer, fanseftre de corpsfain éf alegre? Or la matière médicinale pour t entretenir en fan-té,pour le guérir malades fi amplemet declairee en cet œuure, voire fans oublierce qui eft pour les de lices. Il ny aforte de blé,de legumage,dherbe que nous man-geons ordinairement, defquels il ne montre la qualité, afin que chacun en choi-fiffe ce qui efipropre a foy, & enlaiffe ce qui efinuyfible. Il traitte de l'eau, duvin,tant naturel,que artificiel, de dwerfes bettes, de poiffons , de fruits, de quoynon? lin y a partie de noftre corps,tant dedans que de horsjl n'y a maladie qui
Le profitqu'on a decett'auure.
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