DES ÉMÉT1ÇHJES. 1t)$
que; mais son opération est si violente, que l'onen a absolument banni aujourd'hui f usage .
11 ne me reste donc plus qu'a parier des aci-des végétaux, que 1 o.i peut combiner avec l'An-timoine de manière à donner un Emétique du genrede ceux dont nous parlons .
L'on a employé , pour cet effet, les acides vé-gétaux liquides dans leurs ditférens états ; mais com-me il n'esc pas aisé de s'assurer que ces états soientconstamment les mêmes en différens temps, on aabandonné tous ces acides ; et le vin qui contienttoujours une suffisante quantité d'acide, est le seulmenstrue dont l'on fasse usage aujourd'hui. L'onpourroit se servir de la plupart des vins ordinai-res,- néanmoins les Collèges de Londres et d'Elim-bourg s'accordent pour n'employer que le vin blancd'Espagne commun . Le Collège de Londres recom-mande d'infuser le safran des métaux dans ce vin,et le Collège d'Edimbourg préfère le verre d'An-timoine : cependant ces deux préparations ne m'ontpas paru produire d'effet différent. Les deux Col-lèges prescrivent différentes quantités du menstrue,en raison des ingrédiens qu'ils emploient; mais ce-la n'y produit aucune différence, parce que le viane dissout, en proportion de son volume, qu'unecertaine quantité d'ingrédiens , et cette quantité esttoujours très médiocre en raison du vin que 1' onemploie, au moins dans nos dispensaires. Ceci sertaussi à expliquer la circonstance suivante, qui esttrès-connue des médecins: si l'on sépare avec uneattention convenable par la filtration, l'ingrédientque l'on a mis dans le vin, l'on ne doit jamaisestimer la dose du dernier, par la proportion d'in-grédiens qu'on y a fait infuser, mais uniquementet exactement par la quantité de vin que l'on aemployée dans cette; cfose.
N