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Quelques médecins habiles ont pensé que Je
Mercure étoit l'antidote du poison qui produisentJa maladie; et quoiqu'ils n'en aient pas donné <!cpreuves évidentes, ils ont démontré qu* les autresexplications étoient si peu satisfaisantes , que noussommes en quelque sorte obligés d'avoir recours àleur hypothèse; et j'ai nouvellement observé quel-ques faits qui lui sont très-favorables. Un médecinprit une certaine quantité de matière d'un chancrevénérien, qu' il mêla avec la solution gomrneusede Mercure le Plenck , il appliqua ce mélangesur une personne saine, et il n'en vit résulter nichancre , ni aucun autre symptôme vénérien : il pa-roît que l'on pourroit tirer quelques résultats de cefait; mais comme je ne connois pas les circonstan-ces qui ont accompagné l'expérience, et que je nesais si elle a été répétée avec attention , je ne puisen rien conclure, tant parce qu'il est très-possibleque la solution gomrneuse rende le Mercure sansaction, sans changer aucunement sa nature, queparce que ce remède est susceptible de toutes lesobjections que l'on peut faire contre l'action d'unantidote .
Mais, sans m' arrêter aux difficultés que pré-sente la manière d'agir d'un antidote sur un poi-son, je crois qu'il me suffit d'offrir à ce sujet uneseule réflexion. Si le Mercure est l'antidote du poi-son vénérien, la curation de la maladie doit tou-jours se terminer plus ou moins facilement, suivantJa quantité de Mercure qui a été introduite dansle corps ; et en considérant combien le poison estuniversellement répandu, il semble qu'il est tou-jours nécessaire d'employer une assez grande quan-tité de Mercure : mais les médecins conviendrontdifficilement qu'aucune de ces deux circonstancesait constamment lieu; et je soutiens gue les prépa-
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