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3 (1791)
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Il6 DES ANTI\CIDEs.

tioii semblable, tomes les fais qu'il se rencontreune substance capable de favoriser son accrétion;ce qui prouve que l'acide que l'on prend souventen grande quantité, n'est pas entièrement détruitdans le cours de la circulation , mais qu'il y sub-siste et se porte dans les passages les plus éloignés:cela peut donner lieu à quelques changemens dansnotre physiologie des fluides; mais mon desseinn'est pas de suivre ici cet objet, je ne puis , pourle présent, qu'en faire l'application à. la pathologiedu calcul urinaire , et il ne m'est même pas pos-sible de m'étendre beaucoup à cet égard. Je nepuis dire quels sont les moyens capables de pro-duire les diverses quantités de la matière du cal-cul qui se trouve en différent temps dans l'urine,ni les circonstances qui déterminent ces concrétions ,et sur-tout quelles sont les causes du mal-aise etdes douleurs qu'occasionne la pierre quand elle estformée: je trouve tous ces problêmes très-difficiles ,et je ne tenterai pas de les résoudre , non plusque quelques autres que l'on pourroit peut être pro-poser .

Je me contenterai ici de m'occuper de ce quime semble suffisant pour mon objet : j' observeraique l'expérience a démontré que les substancesAntiacides et aikalines procuroient le soulagementle plus certain dans la plupart des cas de calcul .Cet effet est connu depuis long-temps, ce quia très-souvent donné lieu aux médecins de penserque les médicamens soulageoient dans ces cas, endissolvant les concrétions qui s'étoient formées dansles reins ou la vessie ; et l'on n'a pas encore abso-lument déterminé s'ils agissent ou non de cettemanière: je suis pour la négative; mais il n'estnullement nécessaire de déterminer cette question,parce que je conviens que l'on peut employer ces