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DES DÉLA.7ANS.

AÇ>UA , L'EAU.

J'ai déjà considéré l'eau comme boisson ; jevais maintenant la considérer comme médicament;et c'est avec raison que quelques auteurs ont pré-tendu que l'eau étoit sous ce point de vue un re-mède universel. Nous avons fait mention dans lapremière partie de cet ouvrage, des différentesqualités nécessaires à l'eau pour qu'elle pût servirde boisson; et je crois qu'il suffit de dire ici queces mêmes qualités sont précisément ce qui la rendpropre à être employée comme déhyant: je vaisdonc considérer ses différentes manières d* agir com-me telle.

L'eau étant destinée par la nature à être la.boisson universelle de tous les animaux, est enconséquence pour l'homme l'objet propre de lasoif j sa première action est d'étancher cet appétit,et de dissiper par là une sensation fort disgracieu-se , qui souvent cause une irritation considérablede tout /e système. Elle produit cet effet, non-seulement par sa fraîcheur et sa simple fluidité,mais même par la vertu délayante dont elle jouiten dissolvant les matières visqueuses de l'intérieurde la bouche et de la gorge.

Lorsque l'eau est introduite dans V estomae ,elle y agit d'une manière fort variée, suivant satempérature et sa quantité. J'ai déjà fait mentionplusieurs fois des effets de sa température, je nem'en occuperai pas en conséquence davantage ici,et je ne considérerai que les effets de sa puissan-ce délayante .

En considérant que la plupart des hommes.prennent de la, boisson avec les alimens solides ,