XIX.
L’entr’acte.
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A. A notre arrivée à Coblentz, où milord descendit du ba-teau, en murmurant entre ses dents : A. very fine counlry , veryheautiful, indeed!
XIX. L’ENTK’ACTE.
(Voir Chapitre XXIII du Vocabulaire.)
A. Avez-vous assisté hier à la première représentation dela nouvelle tragédie de monsieur V. î
B. Oui, monsieur . . . Comme j'ai mes entrées au Théâtre-Français, je ne manque guère de représentation; car j’entretoujours, quand même l'affiche annonce en grosses lettres queles entrées de faveur sont suspendues.
A. La pièce a-t-elle réussi?
B. Oh, mon Dieu, non: elle est complètement tombée , àtelles enseignes qu’on a dû baisser le rideau au commencementdu cinquième acte.
A. La pièce est donc mauvaise?
B. Il y a de beaux vers, mais elle est ennuyeuse à mourir;les claqueurs 1 même, cette troupe intrépide, n’y ont pas tenu;
.. . l’ennui général les a gagnés, et ils ont bâillé au lieu debattre des mains.
A. Ils sont pourtant payés pour cela. . . .
B. Enfin, au cinquième acte, quand on vit avec horreur *que tous les personnages de la tragédie, voués à une mort plusou moins violente, allaient pérorer chacun un quart d’heureavant de rendre le dernier soupir, on put voir la lutte des deuxsentiments que, selon Aristote, la tragédie doit produire dansl’âme des spectateurs. Ici la terreur prit le dessus sur la pitié;
le cri unanime de assez, assez, accompagné de sifflets fort éner-giques, força le régisseur de donner le signal fatal. . . .
A. Aujourd’hui le Théâtre-Français prend sa revanche: lepublic paraît être très-content.
B. Il faudrait être bien difficile pour ne pas être satisfaitd’une représentation de Tartuffe comme celle que nous venons devoir; presque tous les acteurs avaient fort bien saisi leur rôle ,celui qui a rempli le rôle de Tartuffe a même joué supérieurement.
A. C’est vrai; . . . l'actrice, qui faisait le rôle de la ser-vante d’Orgon a bien joué aussi, il y a beaucoup de vérité dansson jeu. Il n’y a que Damis qui m’ait déplu; le jeu muet de
1 Claqueurs, gens payés pour applaudir. On les appelle aussi Ro-mains, quelquefois même chevaliers du lustre, parce que leur place estmarquée au milieu du parterre, au-dessous du lustre (Hîrpnciucudltcr).