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Dialogues.
A. Il s’adressait bien, celui - là !
B. La salle avait plutôt l’air d’une classe que d'un théâtre. .. Beaucoup de personnes avaient la pièce en main ; les unes laregardaient en cachette comme des écoliers 1 craignant à chaqueinstant d’être attrapés par le maître; d’autres étaient si préoc-cupées de lire leur texte qu’elles ne. s’apercevaient pas de cequi se passait sur la scène . . . Mais vous riez aux éclats , 2 macousine, sans penser qu’en partie c’est à mes dépens!
A. Qu'est-ce que ça fait? ... Je vous permets d’en faire
autant aux miens, les occasions ne vous manqueront pas. . . .Écoutez, . . . votre récit est fort amusant, il me rappelle notrevoyage du Khin, entre Mayence et Coblentz. ... •
B. Comment donc, est-ce qu’on jouait la comédie à borddu bateau a vapeur‘l
A. On pourrait presque le dire . . . Figurez-vous qu’il yavait un Anglais, au Pavillon, bien entendu, installé sur troischaises, à la manière des gentlemen de son pays. . . .
B. C’est à dire d’une manière fort pittoresque . . . avec lespieds, s’entend ...
A. Je laisse à votre sagacité de deviner sa position. . . .Le fait est qu’il se tenait courbé sur un énorme plan d’uneexactitude si merveilleuse qu’il se croyait dispensé de leverles yeux . . .
B. Comment, il ne regardait pas les beaux sites, les som-mets couronnés do châteaux et de ruines, couverts de bois etde vignes qui s’oftrent sur les deux rives du fleuve?
A. Point du tout . . . Son guide-interprète se tenait à deuxpas de lui et lui indiquait consciencieusement les noms de toutesles beautés devant lesquelles nous passions.
B. Et milord, que faisait-il?
A. A chaque nom qui retentissait devant ses oreilles, ilsouriait avec une satisfaction inexprimable; car il l’avait à l’in-stant trouvé sur son plan . . . De temps en temps son admira-tion se faisait jour par l’exclamation enthousiaste de yes, y es !
B. Ah! je conçois, c’était pour vous, petite espiègle, unspectacle tout trouvé.
A. C’en était un pour tous les voyageurs. Bien de plusamusant que le jeu muet de notre acteur qui jouait gratis etsans se douter qu’il avait un nombreux public.
B. Et à quel endroit la toile est-elle tombéef
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1 Voyez page 177, note 3.
2 Voyez page 34.