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III. DIALOGUES.
SERVANT D’APPLICATION AUX PARTIES LES PLUS IMPORTANTESDU VOCABULAIRE.
PREMIÈRE PROMENADE A PARIS.
I. PALAIS-ROYAL.
(Voir Chapitre I et II du Vocabulaire.)
A. U me semble qu’on vient de frapper.
B. Mais ouï, mon ami. Entrez!
C. Bonjour, messieurs ; comment avez-vous passé votre pre-mière nuit à Paris?
A. Très-bien, je vous remercie; et vous-même, commentvous portez-vous? (comment allez-vous?)
C. A merveille, je viens vous prendre pour faire notre premièrepromenade, comme nous en sommes convenus hier à votre arrivée.
B. Vous êtes bien bon, monsieur; nous voilà prêts.
C. Dans ce cas, sortons tout de suite ; vous savez que jen’ai que peu de temps à vous donner, mes affaires m’appellentà neuf heures.
A. Nous voilà descendus .... N’est-ce pas rue Richelieu}que se trouve notre hôtel?
C. Oui, monsieur; c’est une des rues les plus fréauentéesde Paris?
B. Je m’en aperçois; je n’ai jamais vu circuler tant de «otores . 1 2 3
C. Passons de l’autre côté pour entrer dans ce passage.
A. Mais c’est dangereux de traverser ici la chaussée, voscochers me semblent très-pressés, ils vous écrasent de la meil-leure grâce du monde et sans crier gare?
C. Que voulez-vous ? Il faut qu’un Français aille vite, etle Parisien est le type du caractère national. — Nous voici auPalais-Royal, c’est la galerie d’Orléans que nous traversons dansce moment.
B. Quels beaux magasins , 4 et quelles superbes glaces!
A. Mais c’est un vaste bazar, c’est tout ce qu’il y a deplus élégant.
1 Ou bien: rue de Richelieu. Comparez la grammaire do l’auteur,Page 275.
2 Voyez page 212, note 5.
3 La plupart des cochers parisiens, quand ils prennent la peined’avertir les passants, crient hé, là bas! au lieu de gare.
4 Voyez page 221, note 4.