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Dialogues.
D. Il n’y a que des premières; c’est un train express(train de poste).
B. Eh bien, donnez toujours.
C. Comment, vous prenez la première classe? Mais écoutezdonc, c’est un luxe que mes moyens ne me permettent pas.
B. Allons donc, vous voulez rire. S’il s’agissait de dînerou de souper, vos moyens vous permettraient bien de comman-der les mets 1 les plus délicats et les plus chers. En fait degourmandise , 2 un Allemand ne se refuse jamais rien.
C. Eh oui, vous autres Français, vous êtes des modèles desobriété et d’abstinence. ...
B. Tenez, commissionnaire, voici nos bulletins.
A. On vient de sonner, messieurs; allez toujours prendrevos places. Je réponds de vos bagages.
B. Allons, dépêchons-nous, j’ai toujours peur que le trainne parte. Je vais porter les parapluies et les cannes, donnez-moi le bras; sans cela nous n’arriverons jamais. Vite, venezde ce côté.
C. Mais comme vous y allez !... Si vous continuez à meA donner des coups de coude et à m’entraîner comme ça du
côté droit. . . .
J B. Il est à craindre que le côté gauche ne puisse suivre etque vous n’arriviez à Paris en deux livraisons ; 3 ce serait dommage.
C. Trêve de plaisanteries, votre impatience commence à de-venir insupportable.
B. Sérieusement, votre 'lenteur finira par me mettre horsde moi.
C. Mais quel drôle de chemin me faites-vous donc prendre?Nous voilà sur le pont tournant, nous nous sommes trompésde chemin. ... Il est défendu de marcher sur les rails. •
B. Vite, escaladons le perron. Conducteur, deux placespour Paris!
E. Il n’y en a plus dans ce wagon, messieurs; montez unpeu, du côté du tender.
C. Bien obligé, c’est là qu’il y a le plus de danger.
B. Il ne manquait que ça! . . . Voilà la peur qui vousreprend; je ne crains pas le danger, moi. . . .
G. Ah ça, faites-moi grâce de. vos fanfaronnades, je vousprie. . . . Monsieur, il nous faut deux places pour Paris.
F. Il n’y en a plus dans ces wagons, veuillez descendrele train, peut-être en trouverez-vous là-bas.
1 Voyez page 243, note 4. 2 Voyez page 79. 3 Voyez page 227.