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Dialogues.
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part des élèves savent toujours mieux que la règle. ... Il pa-raît que vous connaissez toutes les règles sans savoir en ap-pliquer aucune. Plusieurs fois aussi j’ai dû remplacer vos oepar des œ et ôter le point d’un î surmonté d’un circonflexe.Vous savez qu’on écrit toujours sœur, cœur , que les deuxvoyelles ne se séparent que quand il y a un tréma sur Ye,p. e. poète. En apparence ce sont des bagatelles, mais on nesaurait trop répéter à un jeune homme qu’on ne peut pas asseztôt prendre l’habitude de Vexactitude la plus minutieuse, mêmedans les plus petites choses.
XIII. LA PRONONCIATION.
(Voir Chapitre VIII, page 64—67 et Chapitre XX.)
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A, Arrêtons-nous là, mademoiselle ; la page que vous venezde me lire suffît parfaitement pour me faire juger de votreprononciation. . . . Maintenant voulez-vous que je vous parlefranchement?
B. Certainement, monsieur; pour pouvoir profiter des leçonsque vous voulez avoir la bonté de me donner, il faut bien queje sache les défauts 1 de ma prononciation.
A. Eh bien ! mademoiselle, je prends la liberté de vous direque la prononciation est sans contredit votre côté faible. Ilparaît que de tous les exercices qu’on doit faire pour apprendrele français, la lecture à haute voix a été le plus négligée parvos anciens maîtres.
B. Cela n’est que trop vrai. . . Aussi ne suis-je guère sur-prise de ce que vous me dites, mais que voulez-vous ? ce n’estpas tout à fait ma faute. . . . Vous ne croyez donc pas, mon-sieur, que j’apprenne jamais à bien prononcer votre langue?
A. Je vous demandé pardon , 2 mademoiselle, je n’ai pas ditcela. Au contraire, je trouve que votre organe est beau etsonore, que votre voix a encore toute sa flexibilité. . . . Avecle temps, beaucoup d’attention, beaucoup de soin, vous arriverezà prononcer parfaitement bien.
B. Eh bien, cela me console. . . . Dites-moi donc vite, mon-sieur, quels sont les principaux défauts de ma prdkonciation !
A. D’abord vous ne prononcez pas assez distinctement, vousmangez les mots, et vous n'élevez pas assez la voix. Je suistout près de vous, mais je vous assure que, si je n’avais paseu le texte sous les yeux, plus d’un mot m’aurait entièrementéchappé.
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1 Voyez page 68, note 1. a Voyez page 73, note ].
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