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XI. L’Écriture.
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et les. écoles réales de notre pays, les examens de sortie se fontà la fin de chaque semestre . 1
A. Avez-vous aussi des internes dans votre collège ?
B. Non, monsieur; nous n’avons que des externes ... Maisvoilà la cloche du collège qui m’appelle; veuillez m’excuser,monsieur, et revenir demain à la même heure ; je vous conduiraialors dans les classes; nous commencerons par la sixième, sicela vous convient.
A. Ce sera absolument comme vous voudrez. Je vous re-mercie, monsieur, de l’accueil bienveillant que vous avez bienvoulu me faire, et je me promets bien de profiter de votre bonté.— Ne vous dérangez pas, monsieur, je vous en prie.
B. Au plaisir de vous revoir, monsieur.
XI. I,'ÉCRITURE.
(Voir Chapitre XX, et surtout page 186 jusqu’à 188).
A. Quel horrible griffonnage venez-vous encore de me donner ?Vous appelez cela une copie'! Mais c’est pire qu’un brouillon.
B. Je vous assure, monsieur, que je me suis donné la plusgrande peine.
A. Allons donc, c’est ce que vous dites toujours; mais jene puis le croire.
B. Je fais de mon mieux, je sais bien que ma main estmauvaise.
A. Voulez-vous que je vous parle à cœur ouvert, mon ami? Cen’est pas une main que vous avez, c’est une patte. Si l’on n’a pasune belle écriture, il faut au moins tâcher d’écrire lisiblement,et vous ne faites souvent que des pieds de- mouche. Il fautabsolument que vous preniez des leçons particulières d’écriture.
B. Je crains, monsieur, de ne pas en avoir le temps. Onnous donne toujours tant de devoirs!
A. Chansons! On ne vous charge pas plus qu’il ne faut.Mais pour en revenir à votre écriture, vous n’avez pas de déliés,on ne voit que des pleins; vous appuyez beaucoup trop, ou votreplume est ( trop molle. Peut-être aussi votre encre est-elle tropépaisse. Écrivez-vous avec des plumes d'oie?
B. Oui, monsieur. Mon père ne veut pas que je me servede plumes métalliques ; il dit qu’elles gâtent la main.
A. Eh bien, vous pouvez lui assurer que de ce coté-là ilpeut être tranquille; car il n’y a rien à gâter à la votre. Dureste, une autre fois ne prenez pas pour vos cahiers du papier
1 Voyez page 113, note 4.