388
Dialogues.
'N
Hf
«
I 1
i
B. D’abord je prends la liberté de vous faire observer quedans les écoles dont vous parlez, le latin a été maintenu commeobjet d'enseignement. Il est vrai que, dans les écoles dites réales,on donne à l’étude des langues vivantes, aux mathématiques etaux sciences naturelles la place que les langues grecque et la-tine occupent aux gymnases , car ces institutions préparent lesjeunes gens pour la vie pratique et non pas pour une carrièrelittéraire. Il n’y a que les écoles réales de plein exercice etreconnues comme telles par le ministère de l’instruction publique,qui soient autorisées à faire subir à leurs élèves des examensde maturité. Ces examens donnent aux jeunes gens qui sontreçus, le droit d’entrer dans certaines administrations, de suivreles cours de l’Ecole d’architecture et des ponts et chaussées, 1mais ils ne leur confèrent pas celui de prendre une inscriptionà une faculté d’une université.
A. J’étais donc mal renseigné à ce sujet. Mais quelles sontles conditions de l’examen que vous faites subir aux jeunes gensqui sortent des collèges ?
B. On les soumet d’abord aux épreuves écrites qui décident^ de leur admission à l'examen oral. Ces épreuves, qui se font
i à huis clos et sous la surveillance spéciale des professeurs , 2 con-s sistent en une composition latine, un thème latin et un thèmegrec, une composition allemande, un thème français, plusieursproblèmes- de géométrie et à'algèbre-, enfin pour ceux qui veulentétudier la théologie, on y joint une version hébraïque. A l'examenoral, on demande qu’ils traduisent à livre ouvert et sans trophésiter les auteurs grecs, latins et français qu’on explique aucollège ; on exige une connaissance générale de l’histoire univer-selle, de la géographie et de l’histoire de la littérature allemande ;enfin on les interroge sur les parties des mathématiques et dela physique qui» sont enseignées au gymnase.
A. Est -ce qu’on ne les examine pas sur l’anglais?
B. La participation aux leçons d'anglais est facultative dansla plupart des gymnases, mais elle est de rigueur dans les écolesdites réales. Aux examens de maturité exigés dans ces insti-tutions, la composition latine est remplacée par une compositionfrançaise et une anglaise; au lieu du thème grec on donne auxaspirants une question de chimie et une de physique à résoudre.
A. A quelle époque les élèves qui ont été refusés peuvent-ils de nouveau se présenter pour subir leur examen ?
B. Ordinairement au bout de six mois. Dans les gymnases
tidiin <
J 5
j lajitnr,;dl»i wns
ïf. 1à ut■ïtoJ, j
P
i
«s :
R
«de
i.
ipnis
î.
mil
1.
stpa
ïH
■TM!
■«lui
Hep
tit
l
1 Voyez page 196, note 7.
2 Voyez page 180, note 1.
I